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« Jeune Juliette est un film qui parle à tout le monde »

Pour la sortie de Jeune Juliette, coming of age drôle et émouvant signé par la canadienne Anne Emond, Weekly.fr a eu la chance de s’entretenir avec Alexane Jamieson, jeune comédienne pleine de malice qui interprète le rôle principal. Interview.

Weekly.fr : Comment es-tu devenue la Juliette de Anne Emond ?

Alexane Jamieson : Le casting s’est fait en plusieurs étapes. D’abord, j’ai passé une audition dans le salon d'Anne. On a longuement parlé du personnage et de son importance pour l’histoire et le film. Elle voulait être sûre que j’étais prête à assumer la responsabilité que le rôle engendrait. Puis j’ai encore repassé plusieurs auditions, car Anne voulait être sûre que j’étais réellement sa Juliette. Ensuite, on a commencé les répétitions, j’ai dû aménager mon emploi du temps et étudier à distance. Mais je suis habituée depuis longtemps à être autonome sur mon travail scolaire.

Weekly.fr : Depuis combien de temps es-tu comédienne ?

Alexane Jamieson : Ça fait onze que je travaille dans l’audiovisuel. J’ai commencé par faire des publicités dès l’âge de 5, 6 ans. Mais je n’ai obtenu mon premier vrai rôle devant la caméra qu’à 10 ans dans une série québécoise. J’ai également fait du théâtre mais Jeune Juliette reste ma première expérience au cinéma.

Weekly.fr : Tu as dû prendre du poids pour le rôle ?

Alexane Jamieson : Oui pour Anne c’était important que je prenne ces quelques kilos pour mieux correspondre au personnage. La préparation avant le tournage a donc été importante. Mais ça ne m’a pas posé de problème, on en avait beaucoup parlé en amont avec Anne, mais j’avais suffisamment confiance en moi pour savoir que j’étais prête à assumer ce nouveau corps le temps du tournage. Ça été facile de prendre du poids mais un peu plus difficile de le perdre. Mais je trouve que ça valait vraiment la peine de le faire.  

Weekly.fr : En dehors de son poids, as-tu des points communs avec Juliette ?

Alexane Jamieson : Oui je trouve que je partage beaucoup de choses avec elle. J’ai la même confiance en moi, du franc parler… même si je n’ai définitivement pas son sens de la répartie. Par contre, je pense que je suis plus réfléchie, plus sage et plus douce qu’elle. J’ai pu m’identifier à elle car moi aussi j’ai connu des moqueries, comme tout le monde. De toute manière, dès que l’on sort du moule classique, par son poids, sa taille, sa couleur de cheveux ou même son métier, on est voué à subir ce genre de choses. Le fait que je sois comédienne a entrainé pas mal de jalousies à l’école. Je me suis du coup servi de cette expérience pour jouer Juliette. Le film montre bien l’importance de l’entourage pour se protéger de ce type de comportements.

Weekly.fr : Comment s’est passée ta relation avec Anne Emond ?

Alexane Jamieson : Très bien, c’était un vrai plaisir de collaborer avec elle. Elle était très à l’écoute, me mettait à l’aise sur le tournage même dans les scènes plus difficiles. Il faut dire que le film évoque son passé, Juliette c’était elle. Alors forcément, j’étais un peu stressée car j’avais peur de ne pas être à la hauteur. Mais on a développé une vraie relation et je pense qu’elle restera comme une figure importante dans ma vie.

Weekly.fr : Avais-tu des références de coming of age en tête lors du tournage ?

Alexane Jamieson : Non pas vraiment car je trouve que Jeune Juliette ne ressemble à aucun autre film que j’ai vu. Mais en revanche, je pense que c’est un film qui parle à tout le monde. Aux adolescents évidemment mais aussi aux adultes. Son message peut être bénéfique quel que soit l’âge du spectateur. Et c'est ça qui fait la différence.

Jeune Juliette, la critique de Weekly.fr

On n’est pas sérieux quand on a 17 ans. Juliette n’en a que 14 et pourtant elle est terriblement sérieuse. Avec ses kilos en trop et son cerveau bien fait, elle attend patiemment que le lycée se termine avec sa meilleure amie Léanne. Tout va changer quand elle va tomber amoureuse du meilleur ami de son frère…

Alors qu’on croyait que le sujet de l’adolescence avait déjà été trop traité, Anne Emond prouve avec Jeune Juliette qu’on ne se lasse jamais de ce type d’histoire, à condition de créer les personnages adéquats. Juliette (magnétique Alexane Jamieson) est une héroïne intemporelle en qui toute personne ayant subit au moins une fois la mélancolie adolescente peut s’identifier. Mais surtout elle est d’une modernité incroyable dans sa manière de comprendre le monde et les autres et de ne pas se laisser faire. Ses maladresses lui jouent des tours mais la rendent également terriblement attachante. On passe du rire aux larmes dans ce coming of age qui réussit à éviter certains clichés du genre pour mieux nous faire réfléchir sur la fragilité et la force de cet âge ingrat. Un pur bonheur pour vos fêtes de fin d’année qui ne tombe jamais dans la facilité.

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