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Cannes 2017 : Jour 2 "Des enfants, des rêves et Star Wars"

Découvrez chaque jour " la vraie vie " d'une festivalière dans les coulisses du plus grand festival de cinéma du monde.

Entre le film russe certainement très beau mais déprimant (Loveless, de Andreï Zviaguintsev) et le roman pour enfant Wonderstruck de Brian Selznick (Hugo Cabret) adapté par Todd Haynes (Carol), j'ai rapidement fait mon choix : Le film morose bien sûr. Non, je plaisante j'ai monté les marches à 16 h en présence de Michelle Wiliams et Julianne Moore pour cette jolie curiosité qu'est Wonderstruck. 

Séparés par le temps et réunis par un secret. Le film suit les aventures de deux enfants Ben et Rose, vivant chacun à une époque différente (1977 pour le jeune garçon et 1927 pour la petite fille) mais liés par un mystérieux secret. Todd Haynes a trouvé la parfaite manière de raconter cette histoire, en recréant l'univers visuel développé par Selznick dans le livre. Sa narration est habile, son esthétique travaillée et les transitions pleines d'inventivité. Il nous plonge dans les coulisses du Musée d'histoire naturelle de New York ou encore dans celles d'un théâtre des années 20 avec un sens certain du dramatique. Un petit regret tout de même : l'émotion reste peut-être un peu ténue. Mais cela n'a pas empêché le public de lui faire une longue standing ovation à la fin de la séance. Peu de chance par contre de retrouver Wonderstruck au palmarès malgré son originalité, il n'est sans doute pas assez politique pour être primés.

Séparés par la mafia, réunis dans leurs rêves. Ensuite direction au pas de course à la Semaine de la Critique, sélection parralèle incontournable de la quinzaine cannoise. Le film d'ouverture A Sicilian Ghost Story de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza est un petit bijou qui mélange une histoire d'enlèvement d'enfant par la mafia avec un ton ouvertement onirique. Ou comment deux adolescents amoureux dans un petit village de Sicile voient leur destin bouleversé par des maffieux qui veulent se venger du père du garçon. La manière dont le film bascule peu à peu dans le fantastique est très subtile. On aurait peut-être aimé qu'elle soit plus franche mais le résultat est tout de même poétique malgré le sordide de la situation. Une belle entrée en matière. 

20 minutes de Star Wars projettés sur le marché. C'est le scoop du jour, un extrait de 20 minutes de l'épisode VIII de la saga intergalactique a été montré à quelques privilégiés sur le marché. Je n'en fais hélas pas partie mais j'ai pu discuter avec un de ces chanceux et les premiers échos parlent d'images prometteuses pour le film de Ryan Johnson. Pour les simples mortels, il faudra attendre le 13 décembre prochain pour découvrir Les Derniers Jedi

Demain, je vous promets de vous raconter ce qui s'est vraimment passé à la projection de 8 h 30 de Okja dans le Palais Lumière. J'ai aussi aperçu Franck Gastambide et j'ai vu un migrant voler. 

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