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Cinéma : Le Sens de la fête, Blade Runner 2049, Happy End... les sorties de la semaine

Que voir dans les salles cette semaine ? Jean-Pierre Bacri qui apprend l'art du sms, le retour des androïdes mélancoliques de Blade Runner, un petit massacre en famille signé Michael Haneke et des femmes iraniennes qui tentent de vivre. 

Blade Runner 2049, de Dennis Villeneuve

Comment ne pas tomber amoureux des images magnifiques et mélancoliques de ce nouveau Blade Runner. Denis Villeneuve a réussi son pari, réussir une suite aussi philosophique qu'élégiaque du film culte de Ridley Scott. Il manquera peut être a certains une attache émotionnelle mais le duo Harrison Ford / Ryan Gosling est tout simplement magnétique. Si toutes les suites pouvaient être aussi puissantes. Du grand art !

Le Sens de la fête, de Eric Toledano et Olivier Nakache

On peut ne pas être fan du cinéma de Toledano et Nakache, mais il faut au moins leur reconnaitre une chose : leur sens du rythme, élément clef dans la réussite d'une bonne comédie. Le Sens de la fête, qui se déroule dans les coulisses d'une fête de mariage, est surtout l'occasion de revenir sur les gentilles névroses d'humains dépassés par leur époque. On vous promet pas du grand cinéma mais au moins de beaux éclats de rire. 

Capitaine Supersplip, de David Soren

Le pitch ce Capitaine Superslip est sans doute un poil farfelu : deux copains facétieux parviennent à hypnotiser leur colérique proviseur. Ils le transforme en Capitaine Supersplip, un super héros de leur invention. Ce sera évidemment le début d'une aventure pleine de rebondissement pour les trois acolytes. Dreamwork a déjà fait plus subtil question scénario et design, mais cette fantaisie sans prétention devrait tordre de rire vos petits bouts de chou. Il faudra juste vérifier après la séance qu'ils ne mettent pas leur slip sur leur pantalon. 

Happy End, de Michael Haneke

On le sait, le cinéaste autrichien n'aime rien autant qu'ausculter la noirceur de l'être humain. Au menu de ce long métrage au titre forcément trompeur, on découvre un instantané d'une famille bourgeoise apparemment bien sous tout rapport. Mais Haneke va prendre un malin plaisir, comme d'habitude, à faire éclater ce vernis de perfection pour révéler les pires travers de l'âme humaine. On sait déjà comment ça va se terminer : mal.

Confident Royal, de Stephen Fears

Après s'être penché sur un moment compliqué du règne de la reine Elizabeth dans The Queen, Stephen Fears retrouve les joies de la royauté avec Confident Royal. Le cinéaste s'intéresse cette fois ci à la reine Victoria et l'amitié inattendue qu'elle a entretenu avec employé indien. Une anecdote comme celle ci peut elle suffire à faire un film ? Oui car même si le long métrage ne parvient pas à se départir d'un certain classicisme, Fears a suffisamment de tact pour rendre palpitante cette amitié iconoclaste. 

Téhéran Tabou, de Ali Soozandeh

Dans la métropole iranienne en pleine effervescence, on suit la destinée de trois femmes et d'un jeune musicien qui essaient chacun à leur façon de composer avec le monde qui les entoure. Ali Soozandeh n'est pas tendre avec son pays et la manière dont les femmes et les artistes sont traités dans la société iranienne. La technique de rotoscopie utilisée pour le tournage donne un suplément d'âme à cette oeuvre évidement interdite dans son pays.  

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