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Cinéma : Silence, Lego Batman, Seuls… les sorties de la semaine

Les soupirs d’Anastasia Steele, la crise d’épilepsie de Batman, des ados qui doivent combattre leur peur du noir, la torture d’Andrew Garfield... préparez-vous à une semaine cinéma particulièrement intense.

Silence, de Martin Scorsese

Martin Scorsese est mystique. Pour qui connaît un peu la carrière de ce cher Marty (La Dernière tentation du Christ, Kundun), la nouvelle n’a rien d’ébouriffant. Mais en s’attaquant à Silence, une histoire de prêtes jésuites qui retrouvent torturés dans le Japon du XVIIe, certains ont craint la crise de foi. En ferait-il un peu trop sur notre rapport à la dialectique chrétienne ? Laissons les interrogations mythico religieuses aux grenouilles de bénitiers. Car le cinéma de Scorsese n’est jamais aussi intense que quand il est exalté. Et du grand cinéma, ça ne se loupe pas.

LEGO Batman, le film de Chris Mckay

La Grande Aventure Lego avait été une bonne surprise, un film remplis d’élans méta et subversifs. Mais il était aussi légèrement exténuant à cause de son rythme frénétique. LEGO Batman, le film conserve le même esprit : des répliques qui font mouche, un humour référencé et … une hystérie cinétique. Vous en ressortirez certainement exténué mais avec le sentiment d'avoir assité à un divertissement calibré pour son époque… Et surtout Batman n’a rien perdu de son charisme. C’est déjà ça.

50 nuances plus sombres, de James Foley

Vous aurez beau râler, vous énerver ou encore troller les forums de discussion.. rien n’y fait : le phénomène 50 Nuances de Grey est en marche. Ce second opus reprend là où s’était arrêté le premier. Anastasia redonne une chance à Christian en fixant cette fois ci les règles du jeu. Enfin, c'est ce qu'elle croit car Christian a encore de sombres secrets à lui révéler. Laissons les considérations scénaristiques à ceux que ça intéressent. Du faux cinéma érotique, ça ne se loupe pas... Enfin si. 

Seuls, de David Moreau

L'adaptation d'une BD est toujours un exercice périlleux (R.I.P. Boule & Bill). Mais David Moreau s'attaque à Seuls, saga contemporaine déjà nourri à la pop culture, aux jeux vidéo et au cinéma. Et Moreau, qui s'est illustré avec la sympathique comédie 20 ans d'écart, s'est déjà fait la main sur les univers fantastiques puisqu'on lui doit The Eye avec Jessica Alba. Cette histoire de gamins qui se réveillent dans un monde où la quasi totalité de la population a disparu a l'intelligence de jouer avec nos peurs primales. Du cinéma de genre ambitieux. 

American Honey, de Andrea Arnold

Avec American Honey, la britannique Andrea Arnold nous propose un road movie dans l'Amérique des laissés pour compte, ceux pour qui le rêve américain n'est qu'une illusion. On y suit Star une jeune fille qui s'est extraite de la misère sociale à laquelle elle appartenait, pour rejoindre une troupe de vendeurs de porte à porte. Le cinéma léché d'Andrea Arnold est souvent fascinant. Sacha Lane, sa jeune actrice est un dimant brut. Mais la sauce de son cinéma white trash a du mal à prendre complètement. 

Le Concours, de Claire Simon

Le FEMIS c’est un peu l’ENA du cinéma. On y retrouve cette même ferveur à gouverner, non pas la France, mais le 7èmeart. Mais aussi ce soucis de reproduction des codes. En filmant le Concours d’entrée dans cette institution prestigieuse, Claire Denis s’interroge sur le système de sélection de nos sociétés contemporaines. Une compétition obligée qui pousse vers une certaine forme de normalisation. Et dans l'art, peut-être encore plus qu'ailleurs, on sait à quel point il faut au contraire contourner cette dictature de la norme. 

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