High-Tech

Comment ne pas passer pour un imbécile devant un informaticien ?

En 7 étapes, pas plus, apprenez comment sortir de tout dialogue avec un geek, et si possible, avec le dernier mot .

C’est qu’il est fier de son charabia notre informaticien ; pardon, notre geek, car de nos jours c’est ainsi qu’il se nomme ou qu’il s’autoproclame. Toujours au courant des nouveautés, il ne sait pas sortir dans la rue sans ses bidules avec des lumières ; terme on ne peut plus poétique et imagé pour décrire matériels et composants électroniques, informatiques qui envahissent notre quotidien. C’est vrai, le quidam se suffit de son smartphone, peut-être de sa tablette, de sa montre connectée ou de son PC ; le geek, lui, possède tout cela sur ou avec lui. Mieux, il varie ses engins selon les jours comme d’autres useraient de leur garde-robe.

Il n’a pas un Smartphone, il en a plusieurs, et de marques différentes. Il a tout testé, tout vu, tout entendu. Chez lui, il y a de la domotique, il surveille d’ailleurs sa maison via son smartphone. Les Google Glass, ce n’est pas si bien que ça ; oui, lui, il en a acheté. Et tandis que vous hésitez penaud sur votre future console Xbox-One, ou PS 4 ; ne vous inquiétez pas pour lui, il a les deux ; ainsi que les versions précédentes, il n’a pas pu attendre les mises à jour de cet été pour lire ses blu-ray 3D.

Ah bon ? Vous n’étiez pas au courant de cette limitation sur ces consoles de salon ? C'était pourtant archi, méga connu. D’ailleurs en parlant 3D, sa télé est dite 3D active, il n’a pas trop apprécié la passive, il l’a revendue, mais s’était, on le garde entre nous, pour passer au 4K.

Si vous commencez à vous sentir perdu par ces quelques phrases, attendez la suite. Le geek, lui, s’équipe d’un disque dur SSD, idéalement en SLC car la MLC a une durée de vie moindre. Pour sûr qu’il a un NAS si ce n’est un SAN ; il maîtrise à coup sûr Linux, « wouah l’autre, il utilise Windows ».

Oui, le geek n’hésitera pas à se moquer de vous, et vous risquez ce sentiment étrange … De solitude ? Pas tellement. Plutôt de honte. Une grande envie d’être ailleurs. De façon subtile et fugace vous pourrez vous réconforter en vous disant que vous n’avez pas sa tronche, mais vous chasserez rapidement cette idée de votre esprit ; ce n’est politiquement pas correct..

Donc oui, le geek, beaucoup souhaiterait l’éviter. Et lorsque vous l’avez en ligne, pour un problème d’ordinateur, d’imprimante, de ligne ADSL, de smartphone ou d’on ne sait quoi d’autre ; ou pire lorsqu’il se retrouve en face de vous dans une soirée, qu’il n’y a pas d’échappatoire, ni d’envie pressante à objectiver faisant guise d’excuse ; il ne vous reste en fait plus qu’une seule option : l’affrontement, la lutte, jusqu’au bout ! Tenir la dragée haute, ramasser tout ce qu’il nous reste de fierté et essayer de sauver les meubles.

Sauf que voilà, si vous manquez d’argument, c’est la défaite à plate couture. Le bonnet d’âne c’est pour vous ; et votre culture, aussi immense soit-elle, ne vous sera d’aucun secours. Un âne reste un âne, pour le geek, vous êtes has been.

C’est du vécu ? Avec un collègue, un ami, pire, un de vos enfants ? Marre de ne rien comprendre ?

Voici quelques astuces pour vous sortir de ce type de joute verbale.

1 ) « Et le protocole, t’en pense quoi ? Il n’est pas si bien que ça.»

Vous ne comprenez pas ce terme lorsqu’on l’applique à l’informatique ? Ce n’est pas très grave. Quand quelque-chose ne fonctionne pas, marche mal, ou à l’inverse fonctionne super bien… Le protocole lui, on peut toujours le remettre en cause. Il est obligatoirement pas si secure que ça ; puisqu'effectivement tout est piratable. Et puis, comme tout protocole, il peut être optimisé, on peut assurément faire mieux.

Coincé en ligne avec un geek qui cherche à résoudre un problème sur votre ordinateur, ligne téléphonique, etc ? Demandez-lui s’il a vérifié le protocole et s'il est opérationnel !

Vous n'arrivez pas à accéder à un fichier sur un réseau ? Diantre, mais quel protocole est utilisé.

Vous ne vous rappelez pas de votre mot de passe ? Quel protocole est utilisé pour vous connecter ?

Protocole, protocole, protocole, répétez le 20 fois, inscrivez le sur un cahier, et ressortez le à la moindre occasion.

2) « Il y a une nouvelle norme, un nouveau produit dont je ne me rappelle plus le nom. Un truc opensource. »

Votre geek préféré est en train de se la raconter ? Sortez-lui cette phrase et tournez vite les talons. Vous le verrez chercher sur son téléphone… Car oui, dans tous les cas, vous aurez raison. Il y a toujours un truc vachement bien, vachement mieux ailleurs.

3) Apprenez à troller, n’hésitez pas à mentir

A troller ? Un troll est un texte volontairement polémique typique du monde informatique. Les geeks y sont habitués ; ils savent même les repérer et jurent de ne pas les entretenir, faisant serment de ne pas y répondre.

Sauf qu’un geek, reste un geek. Il ne peut s’empêcher de donner son avis.

Un exemple de troll ? Dîtes lui que ses appareils vont lui donner un cancer, parlez du travail d’enfants des pays en voie de développement sur les appareils électroniques. Vous pouvez aussi argumenter qu’internet favorise le terrorisme, que ses disques durs SSD sont polluants, mentez, dîtes lui qu’il ya des déchets radioactifs. Soyez inventifs, le troll pour l’informaticien est comme un os pour le chien, il faut qu’il le ronge. (Cette phrase est également un troll).

4) Le trio Apple – Microsoft – Google

Votre geek est souvent plus passionné par une marque que par une autre. S’il aime Apple, dites lui que vous vous sentez naturellement mieux sur Microsoft. Il est fan de Google/Android ? Vous préférez Apple. Il adore Microsoft, préférez Google ou Apple. Il se lancera seul dans des discussions à rallonge ; mais tenez bon, ne changez pas d’un iota, il partira dégoûté (et oui, là vous aurez gagné).

5) L'assembleur, il n'y a que ça de vrai

Votre geek aime dire qu'il sait développer ? Il va vous parler C/C++, Java, C#, VB.Net, C, Javascript, Objective C, PHP, etc.

Vous n'y connaissez rien... Alors demandez lui s'il y connaît quelque chose en assembleur, parce que l'assembleur c'est le plus près de la machine. Vous avez 99% de chance qu'il vous dise non ; c'est le moment où jamais de lancer votre high kick : "Dommage, car l'assembleur, c'est le truc des purs, des vrais, des pirates.... Il n'y a que ça de vrai".

6) De toute façon, c’est un « nolife »

Les habitudes du geek sont on ne peut plus surprenante pour un individu normal ; d’ailleurs, même pour un individu "space".

Le « nolife » est quelqu’un qui n’a pas de vie ; ou du moins une vie différente des autres où seule l'addiction à son écran prévaut.

Tenez un bel exemple : l'aiguilleur du ciel sur Flight Simulator. Il s'agit d'un type qui passe son temps devant son écran à orienter d’autres joueurs qui jouent à piloter des avions !!

Mais ce n’est pas tout ; vous pouvez avoir le cas d’un collègue qui doit quitter plus tôt car il doit « combattre un dragon » sur World of Warcraft ; j'ai eu plutôt une collègue qui devait en nourrir non pas un, mais des dragons sur Dragon City.

Des exemples, il y en a plein. Dans tous les cas, ne vous perdez pas en conjectures, si vous avez le sentiment que le geek a tendance à vous écraser par ses arguments, traitez le de « nolife » ; ce terme devrait l’achever.

Et vous, quel est votre avis ? Exprimez-vous !

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