L'Humeur

Consentement sexuel : de la nécessité d’une loi pour combler les travers de notre société

Après l’acquittement d’un homme poursuivi pour le viol d’une fillette de onze ans et la requalification en atteinte sexuelle d’un viol sur une autre enfant du même âge, Marlène Schiappa a promis l’inscription de la présomption irréfragable de non-consentement des enfants dans la loi.

Une simple "atteinte sexuelle". Une "défaillance légale". Un "rapport consenti"… Comment la justice de notre pays peut-elle tolérer de requalifier un viol sur une fillette de onze ans ? Comment peut-elle carrément acquitter un homme jugé pour le viol d'une autre enfant de onze ans ? On ne parle pas d’une femme ou même d’une adolescente. On parle bien d’une enfant.

À onze ans, on entre au collège. On y va en trottinette. On y retrouve ses copines. On critique le prof de maths. On glousse devant "le beau gosse" de la classe et les "grands" de quatrième… Mais ça s’arrête là.

À onze ans, on ne donne pas son consentement pour avoir une relation sexuelle avec un adulte. Tout simplement parce qu’à cet âge-là, on ne pense pas à ces choses. On ne sait pas.

Devant le tollé provoqué par ces deux affaires, un projet de loi est en cours d’élaboration, notamment sur la présomption irréfragable de non-consentement des enfants. C’est Marlène Schiappa qui a confirmé la nouvelle. Tout l’enjeu est d’inscrire dans la loi le fait "qu'en dessous d'un certain âge, on considèrerait qu'il ne peut pas y avoir débat, jamais, sur le consentement sexuel d'un enfant, et que tout enfant en dessous d'un certain âge serait d'office considéré comme violé ou agressé sexuellement". Reste à déterminer cet âge. Il devrait être compris entre "13 et 15 ans".

En attendant, deux fillettes de onze ont perdu leur innocence et leurs rêves d’enfant parce que la loi est… la loi ? Personnellement, je vous laisse leur expliquer.

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