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Épiphanie : tradition, convivialité et tricherie

Ce week-end, la galette des Rois s’est invitée chez de nombreux Français. Tirage au sort, hasard forcé, couronnement… Être le roi ou la reine d’un jour, ça se mérite… Ou pas !

Melchior, Gaspard et Balthazar apportant l'or, la myrrhe et l'encens à l'enfant Jésus, guidés par l'étoile du berger un 6 janvier...  Si l'on connait tous l’histoire, l'épiphanie est aujourd’hui un moment convivial où l'on partage, en famille ou entre amis, une bonne galette des Rois. Traditionnellement, le plus jeune se cache sous la table afin d'attribuer les parts aux invités. Gage d'impartialité, ou moyen de faire gagner les plus petits ? Car il faut bien l’avouer, on use (et abuse ?) de subterfuges pour couronner nos enfants.

Ce week-end, des millions de galettes de rois ont été réchauffées, découpées et dégustées. C’est le dessert qu’on a apporté chez des amis. C’est le goûter qu’on a improvisé avec les grands-parents passés faire un coucou. C’est la recette qu’on a décidé de tenter par cet après-midi glacial et brumeux.

Première étape, le découpage. Et comme à chaque fois, au premier coup de couteau (ou au dernier pour les plus malchanceux qui y auront cru cette année !), on tombe immanquablement sur la fève. Après un peu de rafistolage, la galette est présentable et on peut donc passer à la distribution. Caché sous la table, le plus jeune, qui rêve déjà de déchiqueter sa part, prend son rôle très au sérieux. "C’est pour qui ?". Maman, mamie, tonton, marraine… Dès sa mission remplie, l’enfant se précipite. Bien élevé, il se retient de soulever le dessus de sa galette. En revanche, si un malencontreux coup de cuillère fait voler la pâte feuilletée, laissant à nu la frangipane et, éventuellement, l’objet de sa convoitise, un large sourire se dessine sur son visage.

Viennent alors les exclamations des adultes feignant la surprise… Le plus difficile est encore de satisfaire tout le monde. Comment faire pour tricher, non pas une fois, mais deux fois ? Ou plus… Il s’agit de ne pas s’emmêler les pinceaux. L’occasion d’assister parfois à des situations cocasses. C’est le cas par exemple lorsque tonton s’est trompé de part et que l’enfant n’a finalement pas reçu celle contenant la fève. Détournement de l’attention, glissage en douce du trésor… Les parents sont alors de véritables prestidigitateurs ! Mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour leur faire plaisir. Quitte à se priver de la joie d’être le roi ou la reine d’un jour.

Pour finir, n'oubliez pas que c'est le jour de l'épiphanie que l'on doit défaire son sapin de Noël. Si vous ne l’avez pas déjà fait, ne tardez plus. En revanche, pour la galette des Rois, vous pouvez en abuser tout le mois de janvier.

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