Sport

Hockey sur gazon : on a suivi l’entraînement de l’équipe de France

À la fin du mois s’ouvre la Masters World Cup de hockey sur gazon. Et depuis quelque temps, on suit l’équipe des + de 40 ans. Il y a quelques jours, on était à l’entraînement. On vous raconte.

"On dirait des golfeurs qui jouent au foot". Cette phrase, c’est celle de Wil, le cameraman de Weekly. Et, elle résume assez bien ce que tout spectateur néophyte (ce que nous sommes tous à la rédac !) pense en découvrant le hockey sur gazon. Armées d’une crosse, les filles de l’équipe de France (+ de 40 ans) doivent remonter le terrain (quasiment aussi grand que celui d’un terrain de foot) en maîtrisant une balle (de la taille d’une balle de tennis, mais ressemblant à une balle de golf) pour aller marquer un but dans la cage adverse (qui ressemble à celle d’une cage de handball). Pour tirer, il faut être à l’intérieur d’une zone précise. On entend également parler de petit corner… Bref, c’est un gros mélange (et un brin le bazar). Mais rassurez-vous, on vous explique ça en vidéo très vite.

En attendant, retour sur la pelouse (synthétique). Avant le match, elle est copieusement arrosée (et vu les températures, on n’a rien contre un peu de fraîcheur). Renseignements pris, on nous explique que la surface doit glisser (c’est quand même plus pratique) et surtout que cela évite aux joueuses de se blesser en "accrochant" le terrain. Une fois les tuyaux d’arrosage rangés, le match peut commencer. Amical, bien sûr. Le but ? Tester l’équipe. Les joueuses viennent des quatre coins de la France, évoluent dans des équipes différentes et ont un niveau de jeu hétérogène. Pas facile de trouver ses marques quand on se retrouve une fois par mois. En attendant, sur le terrain, ça court !

Le dos courbé (on a mal pour elles), ça emmène la balle, ça fait des passes (si, si, on vous assure avec une crosse), ça tire. Sur le banc de touche, Fabien (le coach) jure de temps en temps dans son coin (comme tout bon entraîneur qui se respecte), et donne ses conseils aux filles. Les erreurs ? Il en reparlera plus tard. L’heure est à la motivation des troupes. Il les encourage dans chaque action. Il faut dire qu’en face, l’adversaire est… une équipe plus jeune et mixte. Au fur et à mesure de l’avancée du match, les sportives trouvent leur rythme. Il y a quelques ratés, mais elles s’encouragent mutuellement. Elles n’ont qu’une idée en tête : Terrassa. C’est là que se déroule la Masters World Cup fin juillet. À moins d’un mois du début de la compétition, elles sont là. Elles sont prêtes. Elles sont déterminées. Et de la détermination, il en faut. Les mois écoulés n’ont pas été de tout repos. Les blessures et les coups de blues ont été nombreux. Mais aujourd’hui, elles partiront bien en Espagne défendre les couleurs de la France au complet.

Avant de s’envoler avec elles, retour à l’entraînement. C’est l’heure de la pause. L’occasion de créer des liens. D’apprendre à mieux se connaître. Et de partager un moment convivial. Et ça tombe bien, les Bleus (les footeux cette fois) jouent. On est en pleine Coupe du monde. On laisse tomber le hockey (le temps d’une mi-temps seulement) et on redevient de fervents supporters.

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