France

L’essentiel de l’actualité en France du 11 au 17 mars 2017

C’est le rattrapage de l’actualité en France. La fusillade dans un lycée à Grasse. L’explosion d’un colis piégé au siège du FMI. La mise en examen de François Fillon. L’ouverture d’une enquête sur un déplacement à Las Vegas de Macron. Hamon lâché par Valls. La polémique autour de la "clause Molière". L’ouverture du procès de Carlos pour l'attentat du Drugstore Publicis. Les aveux du tueur de l’Essonne. Ou encore la réforme des tarifs des soins dentaires… Voilà ce qu’il ne fallait pas rater cette semaine.

1/ La fusillade dans le lycée de Grasse. Hier, un élève de 16 ans, armé d'un fusil et de grenades, a ouvert le feu au sein de son établissement, faisant une dizaine de blessés. La ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, s'est immédiatement rendue sur place. Elle a déclaré : "Nous sommes passés à côté du pire. Il s'agit visiblement de l'acte fou d'un jeune homme fragile et fasciné par les armes à feu". Selon la nouvelle procureure de la République de Grasse, Fabienne Atzori, le tireur "s'est introduit dans l'établissement avec un fusil à pompe, plusieurs munitions pour ce fusil, des armes de poing et une grenade d'exercice". Toujours selon elle, "l'élève serait d'abord entré par erreur dans une classe, attirant sur lui l'attention des élèves qui ont alors prévenu le proviseur. Mais avant qu'il n'ait pu le faire, le tireur a blessé au ventre l'un de ses camarades. Le proviseur s'est interposé et, à son tour, a été blessé. D'autres élèves semblent avoir été touchés par ces tirs de plomb". Le suspect a été interpellé "en douceur par la police". Il a été placé en garde à vue pour "tentative d'assassinats". Ses motivations seraient liées aux mauvaises relations qu'il entretenait avec d'autres élèves de son lycée, excluant tout mobile terroriste. Il se serait documenté sur les tueries aux États-Unis, notamment celle du lycée de Columbine.

2/ L’explosion d’un colis piégé au siège du FMI à Paris. Hier, une assistante de direction a été blessée lors de l’ouverture d’un courrier qui a explosé au siège parisien du Fonds monétaire international. François Hollande a dénoncé un attentat. Le parquet antiterroriste a été saisi. Il ne s’agirait pas d’une bombe, mais d’un "engin pyrotechnique ou un gros pétard".

3/ L'état d'urgence prolongé. Alors que le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, a estimé que les conditions étaient peut-être réunies pour une sortie de l’état d’urgence, François Hollande a confirmé le maintien de la mesure, instaurée au soir des attentats djihadistes du 13 novembre 2015, jusqu'au 15 juillet prochain.

4/ François Fillon mis en examen. Mardi, le candidat de la droite a été mis en examen dans l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs dont auraient bénéficié sa femme et ses enfants pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux et manquement aux obligations déclaratives. François Fillon a décidé de continuer sa campagne.

5/ Les 48.500 euros de costumes offerts à François Fillon. A chaque semaine, ses révélations. Selon le JDD, une personne, dont l’identité n’a pas été révélée, a offert à François Fillon 48.500 euros de costumes, achetés chez le tailleur Arnys, depuis 2012. Or, les députés doivent déclarer "tout don ou avantage d’une valeur supérieure à 150 euros". Tout dépend donc de l’identité de la personne qui a fait ces cadeaux. L’enquête doit déterminer si elle a un lien, ou non, avec l’activité parlementaire de François Fillon.

6/ Les enfants Fillon auraient rétrocédé à leurs parents une partie de leurs salaires. Selon Le Parisien, Marie Fillon aurait reversé 33.000 euros des 46.000 euros touchés en tant qu’assistante parlementaire à ses parents. De son côté, Charles Fillon leur aurait reversé environ 30% de son salaire. Face à ces nouvelles accusations, les avocats du clan Fillon ont indiqué que Marie avait souhaité "payer son mariage, mi-2006" et que Charles aurait remboursé son loyer.

7/ Ouverture d’une enquête sur un déplacement à Las Vegas de Macron. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des soupçons de favoritisme autour de l'organisation d'un déplacement en janvier 2016 à Las Vegas d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie. Elle fait suite à un rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) qui soupçonne des dysfonctionnements dans l'organisation de cette opération. Business France, l'organisme de promotion de la French Tech dépendant de Bercy, n’a pas fait d’appel d'offres. Selon Le Canard enchaîné, qui a révélé l'affaire, le coût de la soirée aurait atteint 381.759 euros, dont 100.000 euros rien qu'en frais d'hôtel.

8/ Macron au journal de 20 heures de TF1. Le week-end dernier, le candidat d’En Marche !, qui a jugé que les Français en avaient assez des polémiques, s’est concentré sur son programme. Concernant les retraites, Emmanuel Macron a répété qu'il voulait "faire converger tous les régimes spéciaux", mais qu'il ne modifierait pas "l'âge de départ durant le quinquennat". Sur la question de la sécurité, le candidat à l’élection présidentielle a réaffirmé l'embauche de "10.000 policiers et gendarmes" afin de lutter contre le terrorisme djihadiste. Sur le plan international, il a condamné les "dérives du gouvernement turc" et regretté l'absence d'une "position européenne commune" sur la question.

9/ La caricature polémique de Macron. En fin de semaine dernière, un tweet des Républicains a provoqué un tollé. Il s’agissait d’une caricature d’Emmanuel Macron dépeint sous les traits d'un banquier au nez busqué, coiffé d'un chapeau haut de forme, un cigare entre les lèvres et une faucille à la main. Un dessin jugé antisémite qui a été retiré quelques minutes après sa publication. François Fillon a réclamé des sanctions en interne. Le secrétaire général LR a annoncé avoir convoqué le directeur de la communication, Lionel Moisy de Cala, pour un "entretien disciplinaire". De son côté, le mouvement En Marche ! a annoncé son intention de déposer plainte contre Les Républicains.

10/ Valls ne soutiendra pas Hamon. L’ancien Premier ministre s’est confié dans les colonnes de Paris Match. Il a expliqué qu’il ne pourrait pas "apporter son parrainage à Benoît Hamon" car ce dernier ne "suscite pas d'engouement". Des propos qu’il a réitéré devant ses partisans dans une salle de l'Assemblée nationale. Manuel Valls a accusé Benoît Hamon de "dérive" et "d'une forme de sectarisme". Manuel Valls hésite par ailleurs à rallier Emmanuel Macron. Benoît Hamon a répliqué. Il a affirmé qu’il ne se sentait pas "trahi, mais les électeurs de la primaire, peut-être. Le respect de la parole donnée, c'est important".

11/ Le PRG soutient Hamon en échange d'un accord législatif. Après avoir longuement hésités à soutenir Emmanuel Macron, les radicaux de gauche ont finalement pris la décision de soutenir le candidat socialiste Benoît Hamon et de valider un accord avec le PS en vue des législatives.

12/ Le clan Le Pen visés par deux procédures de redressement fiscal. Selon Le Monde, la présidente du Front national, Marine Le Pen, aurait sous-estimé la valeur de son patrimoine immobilier. Une première procédure porte sur le manoir de Montretout, à Saint-Cloud. Cette demeure, estimée à 2,5 millions d’euros par Jean-Marie Le Pen, pourrait valoir le double, soit 5 millions d’euros, selon le fisc. La seconde procédure porte sur une maison que la famille Le Pen possède à Rueil-Malmaison. Le Fisc conteste là encore la valeur déclarée du bien. De son côté, Marine Le Pen dément toute sous-évaluation.

Et sinon, on retiendra…
Le chauffeur personnel de Jean-Marie Le Pen, Jean-Pierre Zablot, a travaillé pendant 17 ans au service de l’ancien président du Front national. Il n’a jamais été déclaré et réclame aujourd’hui justice. Une enquête préliminaire a été ouverte à la suite de sa plainte.

Selon le JDD, le juge en charge de l'enquête sur la comptabilité du groupe UMP au Sénat ouverte depuis 2012 devrait bientôt convoquer "une série de nouveaux sénateurs".

Martin Rey-Chirac, le discret petit-fils de Jacques Chirac, a rejoint le mouvement En Marche ! d'Emmanuel Macron.

Le sénateur LR de l'Yonne Jean-Baptiste Lemoyne a annoncé son soutien à Emmanuel Macron. Le parti Les Républicains a annoncé la mise en place d'une procédure d'exclusion à son encontre.

Arnaud Montebourg a appelé Jean-Luc Mélenchon à abandonner la course à l'Elysée. Selon lui, ce désistement permettrait à la gauche "d'être au deuxième tour" de l'élection présidentielle.

13/ Le camp de Grande-Synthe en sursis. Le ministre de l’intérieur Bruno Le Roux a annoncé un "démantèlement" de ce site "le plus rapidement possible". Une idée qu’a catégoriquement rejeté le maire écologiste de la ville, Damien Carême, estimant que ce camp était "aujourd’hui plus que nécessaire", "parce que la réponse humanitaire n’était pas suffisante".

14/ Polémique autour de la "clause Molière". En mai 2016, la ville d’Angoulême a instauré l’obligation de parler français sur les chantiers de sa ville. Selon son maire LR, Vincent You, cette clause permet de résoudre un problème de sécurité sur les chantiers. Elle permet aussi de rendre moins attractif le recours à des travailleurs détachés. En effet, l’embauche d’un interprète est rendue obligatoire s’ils ne parlent pas français, ce qui rajoute des coûts supplémentaires. Une mesure qui a séduit de nombreux élus, mais qui suscite également de nombreuses réactions et interrogations.

15/ L’ouverture du procès de Carlos. 43 ans après l'attentat du Drugstore Publicis qui avait fait deux morts et des dizaines de blessés à Paris en 1974, le Vénézuélien comparaît depuis ce lundi devant la cour d'assises spéciale. De son vrai nom Ilich Ramirez Sanchez, il a déjà été condamné à deux reprises à la réclusion criminelle à perpétuité pour des crimes commis en France. Le terroriste encourt cette fois-ci, une nouvelle fois, la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu le 31 mars prochain.

16/ Le "tueur de l'Essonne" passe aux aveux. Lors de l’ouverture de son procès en appel à Paris, Yoni Palmier a avoué pour la première fois être l’auteur des quatre assassinats commis entre novembre 2011 et février 2012 dont il est accusé. En première instance, il avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans.

Et sinon, on retiendra…
Le braqueur Redoine Faïd a été condamné à dix ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Nord, pour son évasion avec prise d’otages de la prison de Sequedin en 2013.

Dans l’affaire Clément Méric, quatre skinheads vont être renvoyés devant la cour d'assises. Ils avaient été impliqués dans la rixe qui avait coûté la vie au jeune homme, militant antifasciste, en 2013 à Paris.

Dans l’affaire du vol de cocaïne au "36", dix ans de prison ont été requis contre l'ex-policier, Jonathan Guyot, qui comparaît en correctionnelle pour le vol de 52 kilos de drogue dans les locaux de la police judiciaire en juillet 2014.

Une mère de 30 ans soupçonnée d'un triple infanticide, près de Pontarlier (Doubs), qui a reconnu avoir tué ses trois nourrissons a été mise en examen.

En Seine-et-Marne, un assistant familial de 55 ans, soupçonné de viols et d'agressions sexuelles sur plusieurs mineurs qui lui avaient été confiés par l'Aide sociale à l'enfance, a été mis en examen et incarcéré. Son épouse a été mise en examen pour non-dénonciation de crime.

A Marseille, une policière de la BAC a été agressée. Elle souffre d'une triple fracture au visage. Deux hommes ont été arrêtés après l'agression.

Pendant des mois, elle a été présentée comme l’un des chantres de la déradicalisation en France avec son association, la Maison de la prévention et des familles. Sa fondatrice, Sonia Imloul, a comparu devant le tribunal correctionnel de Paris pour détournement de fonds publics, blanchiment et travail dissimulé.

Huit personnes, dont au moins deux employés d'EDF, ont été interpellées et placées en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de détournements de fonds. EDF avait porté plainte contre X en mai 2016. Le préjudice atteindrait au moins 700.000 euros.

17/ Un nouveau "Dieselgate" chez Renault ? Une information judiciaire a été ouverte en janvier à l’encontre du constructeur après une longue enquête de près d’un an de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dont les conclusions seraient accablantes pour Renault. Le constructeur dément.

Et sinon, on retiendra…
Un délégué du personnel du syndicat SUD-Rail s’est suicidé. Il a accusé la SNCF d’en être responsable. Il était en conflit avec sa hiérarchie depuis plusieurs années. Une enquête interne a été ouverte.

Des milliers de pompiers venus de toute la France ont manifesté à Paris pour dénoncer le manque d'effectifs et de moyens.

Les négociations sur l'assurance-chômage sont encore bloquées. Le compromis a été une nouvelle fois reporté.

18/ La réforme des tarifs des soins dentaires. Marisol Touraine, la ministre de la Santé, a annoncé que le gouvernement avait validé la nouvelle grille tarifaire. Une réforme qui passe mal auprès des dentistes. Le prix des prothèses et couronnes va être plafonné progressivement alors qu'il est libre aujourd'hui. En revanche, d'autres soins seront revalorisés. La réforme entrera en vigueur à partir de 2018.

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