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Les ouvriers bangladais du secteur textile toujours en danger

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Les ouvriers bangladais du secteur textile toujours en danger | Crédit photo LES OUVRIERS DE LA CONFECTION TEXTILE AU BANGLADESH TOUJOURS EN DANGER © Andrew Biraj / Reuters

LES OUVRIERS DE LA CONFECTION TEXTILE AU BANGLADESH TOUJOURS EN DANGER © Andrew Biraj / Reuters

NEW DELHI (Reuters) - Le nombre d'usines de confection textile au Bangladesh est nettement supérieur à celui qui est avancé par les autorités et les conditions de sécurité des millions de personnes qui y travaillent ne sont toujours pas respectées, affirme une étude publiée jeudi.

Les conditions de travail déplorables dans l'industrie textile bangladaise ont été mises en lumière par l'effondrement de l'immeuble Rana Plaza en 2013, qui a fait plus de 1.100 morts.

Des milliers d'usines ont depuis fait l'objet d'inspections et certaines ont été contraintes à fermer leurs portes pour raisons de sécurité.

Mais selon l'étude du Stern Center for Business and Human Rights de l'Université de New York, nombre d'usines ont échappé à ces contrôles.

Les auteurs de l'étude ont établi que plus de 7.000 usines travaillaient pour l'industrie textile au Bangladesh, soit le double des 3.600 usines exportatrices officiellement reconnues par le patronat.

Nombre de ces petites et moyennes usines sous-traitent pour les plus grandes structures et fournissent ainsi indirectement les grandes marques étrangères, soulignent-ils.

"Bien que les grandes marques mondiales affirment avoir adopté des politiques strictes contre la sous-traitance, en réalité des millions d'ouvriers et des milliers de petites usines fabriquent leurs produits", pointe Sarah Labowitz, codirectrice du Stern Center, dans un communiqué.

"Il est souvent très dangereux de travailler sur ces sites", ajoute-t-elle.

Interrogé par Reuters, le président de l'organisation patronale du secteur textile bangladais, Siddiqur Rahman, a contesté le chiffre de 7.000 usines et assuré qu'aucun producteur ne sous-traitait auprès d'usines ne respectant pas les normes de sécurité.

(Krista Mahr, avec Ruma Paul à Dacca; Tangi Salaün pour le service français)

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