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"Tous Théo" : violences et ras-le-bol

A force de dire sans faire, qui trouvera la solution au malaise ressenti ?

La colère après l'arrestation du jeune Théo à Aulnay-sous-bois est légitime. La violence ne l'est pas et rien ne l'excuse. Les manifestations qui ont rassemblé des milliers de personnes ces derniers jours montrent bien à nouveau, s'il le fallait encore, que la fracture est là, que la douleur est toujours vive et que rien n'est venu la réparer ou la soulager.

Les émeutes urbaines de Villiers-le-Bel, c'était il y a bientôt dix ans. Déjà dix ans et pourtant cela ne semble pas si loin. Bien sûr les circonstances, les faits, ne sont pas les mêmes mais la colère sourde qui gronde est similaire. Quelqu'un avait alors dit que ce n'était pas une crise sociale mais des actes de "voyoucratie". Des gestes là aussi inexcusables avaient été commis, mais il n'y avait donc pas de crise sociale ? Et ce malaise palpable aujourd'hui entre insultes et actes violents, à quoi est-il dû ? Qui sont les "voyous" ?

Un contrôle qui se termine par une hospitalisation et une ITT de 60 jours est inadmissible. Des injures comme "Bamboula" ne sont pas "à peu près convenables" ou "affectueuses". Brûler des voitures ou caillasser des commerces, insulter automatiquement des agents n'est pas excusable non plus.

Mais il faut constater que de part et d'autre, il y a urgence à agir. L'incapacité à se comprendre, à cohabiter, à se respecter, à trouver des réponses proportionnées mènent à des extrêmes, à une crise de nerf qui hélas, pourrait bien mener à une réelle explosion. Et le moment venu, qui sera le pompier ?

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