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3020 : stop au harcèlement scolaire !

Le gouvernement lance cette semaine une nouvelle campagne de sensibilisation contre le harcèlement scolaire. Une priorité pour environ 700 000 enfants en souffrance chaque année.

Mattéo. Marion. Emma. Mélina. Jacqueline. Et tant d'autres encore. Ces noms n'évoquent probablement rien dans l'esprit de beaucoup. Et pourtant il s'agit de victimes d'un fléau bien trop sous-estimé : le harcèlement scolaire.

"Les enfants sont méchants entre eux, après ça passe", "ce n'est pas grand chose, cela existait déjà mon époque", "ce gamin est pas très net, il l'a peut-être cherché aussi". Qui n'a pas parfois entendu ces phrases dans la bouche de parents d'élèves ? Inconscients d'un danger bien réel, parmi tant d'autres à l'école et contre lequel aussi une action est possible : la mobilisation de tous, des surveillants aux administratifs, des camarades aux parents. Oui, même si un responsable a un jour osé dire à un père et une mère qui aujourd'hui pleure leur enfant disparu "ce n'est pas le monde des bisounours", c'est l'affaire de tous.

Dans un contexte où il est de bon ton de tirer à tout va sur le gouvernement, saluons pour une fois le ministère de l'Education Nationale qui a pris le problème à bras le corps. Bien évidemment, certains professeurs et membres de la communauté éducative n'ont pas attendu pour informer et prendre des mesures mais on ne peut que soutenir la nouvelle campagne qui se met en place. Un bémol peut-être : celui des numéros vert mis à disposition qui ne sont ouverts que du lundi au vendredi, de 9h à 18/19h. Parce que le harcèlement s'arrête une fois que les fonctionnaires ont terminé leur journée de travail ? Notamment le dimanche angoissant quand l'élève harcelé sait qu'il sera attendu le lendemain ?


Campagne Non Au Harcèlement - Le harcèlement... par EducationFrance

Il sera impossible d'empêcher les enfants de chahuter dans les cours de récréation et les salles de classes, de se bousculer parfois rudement ou d'entendre des insultes voler, mais il y a des extrêmes à ne pas franchir et une vigilance permanente à observer, d'autant plus nécessaire avec les réseaux sociaux actuels.

Surveiller n'est pas ôter la liberté donnée à ses enfants. Dénoncer ce dont on est témoin, intervenir, est du courage et non de la trahison. Pour les victimes, dire la souffrance endurée n'est pas de la lâcheté ni honteux. Il ne faut bien au contraire pas hésiter à mettre des mots sur ce ventre qui se tord le matin, ces jambes qui n'avancent pas et ne portent plus jusqu'au collège, ces notes qui baissent, cette peur cachée derrière de faux sourires...tout ce dont les adultes sont à mille lieues d'imaginer la cause. Le harcèlement, si on n'en parle pas, ça ne s'arrête pas.

Pour qu'il n'y ait plus de parents qui doivent vivre l'insoutenable découverte du corps de leur enfant, poussé au suicide par leurs harceleurs. Pour éviter de nouveaux Marion, Jacqueline, Mélina, Mattéo, Emma et tous les autres, victimes de jeunes bourreaux. Des bourreaux qui doivent aussi vivre avec cela sur la conscience.

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