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Attentats de Paris : état d'urgence et fermeture des frontières

Terrible hasard, Weekly avait prévu de vous parler aujourd'hui du plan vigipirate. En raison de l'actualité dramatique, faisons le point sur la situation, un état d'alerte maximum.

L'horreur a encore frappé la France hier soir avec sept attaques à Paris. Un véritable drame pour le pays tout entier qui pleure ce matin plus d'une centaine de morts, victimes du terrorisme.

Ce sont des actes sans précédent qui ont été perpétrés dans la capitale. Des explosions autour du stade de France lors du match France-Allemagne, des fusillades dans le Xème et le XIème arrondissement où des brasseries, des restaurants et la salle de concert du Bataclan ont été visés.

Aujourd'hui, nous n'en sommes plus au plan vigipirate avec ses deux niveaux "alerte attentat" et "alerte renforcée", qui ont remplacé en 2014 les niveaux jaune, orange, rouge et écarlate. La France est en guerre. Dans son allocution quelques heures après ces attaques, François Hollande a pris des mesures historiques.

Celle de l'état d'urgence tout d'abord, qui a été décrété sur tout le territoire. Cela implique éventuellement un couvre-feu, des interdictions de circulation des véhicules, la fermeture des lieux publics comme les écoles, les salles de spectacle, les lieux de rassemblement... Des perquisitions peuvent aussi être ordonnées. L'état d'urgence, qui peut durer douze jours, a été décidé la dernière fois lors des émeutes de 2005. Des renforts militaires sont aussi envoyés en région parisienne.

Dans la soirée, le "plan rouge" niveau Alpha a aussi été déclenché. En réaction immédiate à plusieurs attentats commis en même temps, il permet d'organiser les secours et la mise en sécurité des victimes avec notamment un double poste de commandement, l'un avancé, sur le site de l'attaque. C'est le dispositif de sécurité le plus élevé possible.

Dans le même temps, face à l'extrême urgence, le "plan blanc" a été déclenché dans les hôpitaux, pour assurer la prise en charge des blessés. Disponibilité de places, rappels de personnel, coordination des différents établissements, mise en place de cellules psychologiques font partie du dispositif.

Dans son intervention, François Hollande a aussi annoncé la fermeture des frontières. "Nous devons nous assurer que personne ne pourra rentrer pour commettre quelque acte que ce soit", expliquait alors le chef de l'Etat. En réalité, ce sont les contrôles qui sont désormais rétablis avec les pays voisins, et ce de manière temporaire. Une mesure déjà décidée pour la COP21.

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