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TV/Cinéma/Culture

Ciné : Les derniers irréductibles

Cette semaine dans les salles, Jake Gyllenhaal est un sociopathe obsessionnel, Alexandre Astier donne un nouveau souffle à Astérix et Obélix et la bande-annonce de Star Wars.

Pour être tendance cette semaine au cinéma, il faudra au choix porter des lunettes de soleil, arborer fièrement la moustache ou être une femme. Mais surtout, il faudra faire de la résistance. Face à l’envahisseur romain, face à la puissance de l’Etat ou tout simplement face à la vie. Le combat continue dans une salle près de chez vous.

Le film choc de la semaine : Avec son esthétique très marquée années 80, Night Call de Dan Gilroy est un petit pavé dans la mare médiatique américaine. On y suit le troublant Jake Gyllenhaal (amaigri, il ne lui reste plus que son sourire carnassier) bien décidé à faire son trou dans le milieu des chasseurs d’images sensationnalistes. Palpitant comme une de ces émissions de télé réalité qu’on ose à peine regarder, Gilroy joue avec le voyeurisme du spectateur. Il réussit une satire assez jouissive sur l’ambition débordante d’une Amérique en pleine crise économique. Mais surtout il impose avec Lou Bloom une nouvelle figure culte du cinéma. Un sociopathe à ranger aux cotés des Travis Bickle (Robert de Niro dans Taxi Driver) ou du Colonel Kurtz (Marlon Brando dans Apocalypse Now).

Les autres sorties de la semaine :

On arrête le suspense tout de suite. Oui Alexandre Astier et Louis Clichy ont parfaitement réussi cette nouvelle adaptation des aventures du petit Gaulois. Astérix-Le Domaine des Dieux est une prouesse technique qui ringardise les dessins animés de notre enfance. Et surtout, les scénaristes ont parfaitement géré l’humour de l’œuvre d’Uderzo et Goscinny. On peut donc y amener ses enfants tout en passant un bon moment. Merci Monsieur Astier, si vous pouviez maintenant avancer sur le projet de film de Kaamelott, on n’est pas contre.

Un peu (beaucoup) éreinté lors de son passage sur la croisette, The Search de Michel Hazanavicius est repassé par la cage montage avant de sortir sur nos écrans. Un petit lifting qui lui a fait du bien, même si ce drame sur les conséquences de la guerre en Tchétchénie tire en longueur. Bérénice Bejo y est excellente.

Au rayon thriller d’espionnage, je demande Secret d’Etat de Michael Cuesta. Soit l’histoire vraie d’un journaliste qui a révélé au grand public l’existence d’une connexion entre la CIA et les rebelles du Nicaragua pour le trafic de drogue. Inutile de dire que beaucoup de gens n’ont pas apprécié du tout. Complot quand tu nous tiens.

Autre thriller autre ambiance. Dans Alleluia, Fabrice Du Welz renoue avec l’ambiance tendue et sanglante de Calvaire. Il filme une histoire d’amour aussi passionnelle que meurtrière. Dérangeant mais pas trop.

On reste dans le chemin de croix religieux avec Calvary du britannique John Michael McDonagh. Un polar mystérieux qui voit un prêtre menacé de mort par l'un de ses paroissiens. Et le pourquoi et le comment sont assez passionnants.

Oh les filles, oh les filles… cette semaine, elles sont partout. Dans A la vie de Jean-Jacques Zilbermann, le cinéaste rend un hommage à sa mère en racontant l’histoire de trois copines, ayant survécu à la déportation, et qui se retrouvent en 1960 sur les plages de Berck Plage. Une comédie douce-amère portée par trois supers actrices : Julie Depardieu, Johanna ter Steege et Suzanne Clément (Mommy).

Katia Lewkowicz nous parle elle de trois filles d’aujourd’hui dans Tiens-toi droite. Cette comédie contemporaine repose également sur un trio de choc : Noémie Lvovsky (en mère de famille dépassée), Laura Smet (en reine de beauté faussement évanescente) et Marina Foïs (en carriériste qui pète les plombs). Beauté, carrière, enfants… les trois piliers de la féminité moderne.

Avec l’Incomprise, Asia Argento s’inspire de ses souvenirs d’enfance avec le destin de cette petite fille déboussolée par la séparation de ses parents. Pour se révolter, elle décide de fuguer et d’errer dans la ville avec son chat. On aurait dû faire pareil.

New York avait ses Twin Towers, la Seine-Saint-Denis a ses Mercuriales. Virgil Vernier a imaginé une fiction autour de deux sœurs cherchant à lutter contre l’oubli à l’intérieur de ces deux tours. C’est beau une ville la nuit. Mais ça ne vaut pas la bande-annonce du prochain Star Wars !

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