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TV/Cinéma/Culture

Ciné : Nostalgie quand tu nous tiens

Cette semaine dans les salles : Gilles Lellouche et Jean Dujardin jouent à la French Connection, l’ours Paddington fait des bêtises sur grand écran, Mike Leigh dessine la fin de la vie de Turner et une flopée de film d’auteurs.

Le passé refait surface cette semaine dans les salles. Au programme des looks vintage, le doudou de notre enfance, les cicatrices de la guerre et de l’humour un peu vieillot. Ou comment le cinéma fait du neuf avec du vieux.

Le film pictural de la semaine : Avec Mr Turner, Mike Leigh nous propose un voyage dans le monde chromatique du peintre britannique. Si comme dans les tableaux du maitre, la lumière qui parcourt le long métrage est époustouflante, Mike Leigh ne parvient jamais à nous faire pénétrer dans l’esprit de ce créatif aussi balourd que génial. Le cinéaste traduit par contre parfaitement la passion de cet homme pour son art pictural et réussit quelques séquences assez irrévérencieuses. Les grognements mythiques de Timothy Spall font le reste.

Les autres sorties :

La French de Cédric Jimenez tente de revisiter avec classe les polars français des années 70. L’esthétique volontairement rétro, les plans larges à couper le souffle, la bande originale. On s’y croirait presque. Presque. Mais Jean Dujardin et Gilles Lellouche assurent vraiment.

Tout le monde aime Paddington. Les enfants, les parents et même Libération. En adaptant les aventures de ce plantigrade péruvien venu chercher une famille à Londres, Paul King n’avait d’autre choix que de faire un film choupinou avec un ours qui parle. Sans oublier cette petite pointe d’humour anglais que les adultes apprécieront.

On reste dans l’univers anglais avec le petit film coup de cœur de la semaine. God Help the Girl de Stuart Murdoch est une sucrerie britannique comme on les aime. Soit un subtil mélange entre Glee (pour la bande-son pop) et de Skins (Hannah Murray, l’inoubliable Cassie, fait partie de la distribution). Le seul problème, c’est que le film n’est visible que dans quatre salles parisiennes.

L’humour d’un autre temps peut-il encore faire rire ? C’est ce que tente de nous prouver les Chevaliers du Fiel avec Repas de famille de Pierre-Henri Salfati. Pas sûr qu’ils aient réussi à nous convaincre tant les ficelles de cette comédie sont grossières.

Les Héritiers de Marie-Castille Mention-Schaar (Ouf !) est inspirée d’une histoire vraie. Celle d’une professeure persuadée que ses élèves un peu difficiles valent mieux que leur moyenne générale. Elle décide contre l’avis de tous de les inscrire à un concours d’histoire national. A l’heure où le système de note à la française est critiqué, cette histoire, bien-pensante mais belle, fait avancer le débat.

Le spécialiste du film sociétal choc, Laurent Cantet (Entre les murs, Ressources Humaines…) délaisse nos contrées pour aller poser sa caméra à La Havane. Retour à Ithaque est une sorte de huis clos à ciel ouvert qui suit les retrouvailles d’une bande d’amis célébrant le retour d’un d’entre eux après 16 ans d’exil. Bavard et instructif.

Oui les drames hongrois peuvent avoir du chien. La preuve cette semaine avec White God de Kornel Mundruczo. Un film surprenant et onirique sur l’amitié absolue qui unit une petite fille à son chien. White God a marqué les festivaliers du dernier festival de Cannes.

Amateur de beaux paysages et de radicalité, on vous propose pour terminer cette semaine Les Ascensions de Werner Herzog. Soit un programme qui regroupe deux documentaires montagnards réalisés par le cinéaste allemand. Après vous êtes tranquilles pour vos dîners en ville.

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