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TV/Cinéma/Culture

Ciné : la Tête dans les étoiles

Cette semaine dans les salles, Christopher Nolan repousse les limites du cinéma, Romain Duris est une femme pas comme les autres, Benicio Del Toro joue à Pablo Escobar et Jack O’Connell n’en finit pas d’impressionner la pellicule.

Il faut se méfier des rêves que l’on fait… Cette phrase s’applique à la perfection aux héros de cinéma de la semaine. L’espace est aussi magnifique que dangereux, le pouvoir et l’argent mènent souvent à la déchéance et les déguisements ne sont pas toujours sans conséquence…

Le film métaphysique de la semaine : Avec Interstellar, Christopher Nolan pose un problème existentiel à tous les critiques de cinéma. Comment décrire cette expérience nouvelle de cinéma sans en déflorer trop l’essence ? La tâche s’avère ardue. Sachez simplement qu’Interstellar mélange fin du monde, amour filial, théorie quantique et exploration spatiale avec talent. Nolan mise plus sur la quête métaphysique (2001 Odysée de l’espace n’est jamais loin) que sur l’esbroufe visuelle. Ce qui n’empêche pas Interstellar de faire sursauter le spectateur plus d’une fois. Et puis peu à peu, sans crier gare, l’émotion s’invite. Du grand art.

Les autres sorties :

Retenez bien ce nom : Yann Demange. Ce franco-algérien qui vit à Londres vient de signer avec 71, l’un des longs métrages phares de cette fin d’année. A mi-chemin entre le brulot politique et le film de genre, 71 transforme le viscéral Jack O’Connell (le Cook de Skins) en homme à abattre dans un Belfast en pleine guerre civile.

François Ozon aime jouer sur l’ambiguïté. Sa dernière curiosité, Une Nouvelle Amie, voit un homme en deuil pris d’une soudaine envie de se travestir en femme. Si comme le disait si bien Billy Wilder, "Nobody is perferct", avec ce film Ozon s’adonne surtout à son jeu préféré : brouiller les pistes.

Benicio Del Toro est un acteur caméléon. Après avoir incarné le Che pour Steven Soderbergh, le voici cette semaine dans la peau du baron de la drogue Pablo Escobar. Plus polar que véritable biopic, Paradise Lost de Andrea Di Stephano vaut surtout pour l’interprétation sans faille de l’acteur.

25 ans après L’Ours de Jean-Jacques Annaud, Disney Nature nous refait le coup du plantigrade star dans un documentaire dont la firme aux grandes oreilles a le secret. Grizzly est le film familial de la semaine, idéal pour prouver à vos enfants qu’il n’y a pas que Winnie l’Ourson dans la vie.

Pour Kévin la vie n’est pas simple. A 12 ans, il a un père absent, une chevelure rousse rebelle et pèse plus de 100 kilos. Avec Bouboule, Bruno Deville signe le portrait sensible d’un personnage hors normes comme on les aime. En plus la bande originale est signée par un certain Matthieu Chedid.

La jeune fille de A Girl at my door n’a pas de problème de poids, elle a des problèmes tout court. Maltraitée par son père, elle va trouver refuge auprès de la nouvelle boss du commissariat. Se tisse alors entre les deux femmes une relation Jean Valjean/Causette version XXIe siècle. Ce polar social de July Jung a marqué la croisette en mai dernier grâce à la force de ses thématiques comme l’homosexualité féminine ou le portrait peu flatteur de la Corée rurale.

On termine avec un drame allemand. Ne froncez-pas le nez ! Dans De l’autre côté du mur de Christian Schwochow, une jeune-femme qui vit dans la RDA des années 70 rêve de traverser la fameuse frontière. Malheureusement, une fois sur place, son passé va la rattraper. Quand je vous disais qu’il fallait se méfier des rêves que l’on fait !

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