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TV/Cinéma/Culture

Cinéma : Alice de l’autre côté du miroir, Retour chez ma mère, Ils sont partout… les sorties de la semaine

Cette semaine, Alice entame une course contre le temps, Josiane Balasko est une mère presque parfaite, Yvan Attal voit des juifs partout et des monstres derrière la porte.

Vu le temps, en espérant que la salle la plus proche de chez vous ne soit pas inondée, le mieux c’est d’aller au cinéma. Pour vous remonter le moral, les distributeurs vous proposent cette semaine : un voyage au pays des merveilles (Alice de l’autre côté du miroir), des retrouvailles en famille (Retour chez ma mère), une vraie/fausse invasion (Ils sont partout), une nouvelle porte de l’enfer (The Door) et une réflexion sur les conséquences de la guerre (A War).

Le conte (re)enchanté : Alice de l’autre côté du miroir, de James Bobin

Alice n’est plus une petite fille. Et pourtant pour tenter de sauver ses amis, elle va devoir retourner au pays imaginaire et affronter un nouvel ennemi : le Maître du temps. Si certains sont allergiques aux sucreries numériques signées James Bobin, à Weekly on apprécie les illusions d’optiques chromatiques de cette suite aussi aérienne que mélancolique. D’ailleurs, ne dites rien, mais je leur ai piqué le cheshire cat !

Le film de guerre contemporain : A War, de Tobias Lindholm

Le cinéma danois a le vent en poupe. Après la fable amorale (Men & Chicken), voici A War, un long métrage au croisement entre le film de guerre et le film de procès. Ou comment un commandant/père de famille (Pilou Asbaek) va se retrouver accusé de crimes contre l’humanité suite à une décision qui a sauvé la vie de ses hommes. Soulevant de vraies questions de société (notamment sur l’impossibilité de faire une guerre propre), A War ose poser un regard moderne sur les conflits de notre époque. Dommage que son formalisme aride tienne un peu trop les spectateurs à distance.

Le documentaire lyrique : Mr Gaga, sur les pas de Ohad Naharin, de Tomer Heymann

Vous ne connaissez pas Ohad Naharin ? C’est normal car le Monsieur n’a jamais aimé les médias. Pourtant ce chorégraphe de génie qui a réussi a créer son réseau de fans (Benjamin Millepied) a inventé le gaga. Un véritable nouveau langage chorégraphique animal, brut et terriblement libre. Un voyage assez fascinant même si on ne connaît pas grand-chose au monde des ballets.

Le film d’horreur : The Door, de Johannes Roberts

Pourtant on l’avait prévenu. Ne jamais ouvrir la porte. Mais évidemment, Sarah Waynes Callies (Prison Break, Colony) n’a pas pu s’en empêcher. Après faut pas venir se plaindre quand des créatures maléfiques viennent te gâcher l’existence… Oui je sais elle voulait revoir son fils mort récemment. Mais c’est surtout que si elle n’avait pas transgressé la règle, ben y avait plus de film…

La comédie communautaire : Ils sont partout, d’Yvan Attal

Il est toujours délicat de parler de religion au cinéma. Pas parce que c’est un sujet tabou, mais parce qu’il est difficile d’éviter les clichés. En optant pour le film à sketchs, Attal n’évite pas la caricature mais au moins il ose une approche assez créative. Et surtout avec Ils sont partout, il parvient à exprimer avec humour une certaine inquiétude vis-à-vis de la société dans laquelle nous vivons.

La comédie anticrise : Retour chez ma mère, de Eric Lavaine

Sartre disait « l’enfer c’est les autres ». Après avoir vu Retour chez ma mère, on a plutôt envie de préciser « l’enfer c’est la famille ». Cette comédie sur l’air du temps (Une femme de 30 ans est obligée de revenir vivre chez sa vieille mère) passe par tous les incontournables du genre… avec plus ou moins de réussite. On retiendra surtout le beau portrait de femmes que le film dépeint.

Le drame venu du Nord : Le Lendemain, de Magnus Von Horn

Voilà une histoire qui fait froid dans le dos. Un jeune garçon revient chez lui après une peine de prison pour un crime commis quelques années plus tôt. Si son père fait tout ce qu’il peut pour l’aider à se réinsérer, tout le monde ne semble pas prêt à accepter ce retour. Le Lendemain (qui rappelle le magnifique Boy A de John Crowley) regarde droit dans les yeux la violence des hommes. Dérangeant.

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