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Cinéma : Inferno, Maman a tord, Tu ne tueras point...les sorties de la semaine

Cette semaine, on empêche l'apocalypse avec Tom Hanks et Omar Sy, on tombe amoureux de Gemma Arterton et l'ancien Spiderman devient objecteur de conscience. 

Rien de mieux qu'un long week-end pour aller faire un petit tour dans les salles. Et pour répondre à l'éternelle question : quel film faut-il aller voir ?, vous pouvez compter sur Weekly. Cette semaine, on vous propose d'aller admirer le retour en grâce de Mel Gibson avec son Tu ne tueras point, de regarder la réalité du monde du travail à travers les yeux d'une gamine de 14 ans (Maman à tort), de tenter de comprendre la vengeance masculine (Le client) ou encore de courir à travers l'Europe pour tenter de contrer l'antechrist (Inferno). 

L'enfer express

Suspense mystique, course poursuite, énigme... Ron Howard connaît la formule Dan Brown par coeur. Après le Da Vinci Code et Anges et démons, le réalisateur remet le couvert avec Tom Hanks. Au menu de cette troisième adaptation, une terrible  machination qui conduit le professeur Langdon et sa nouvelle acolyte (Felicity Jones qu'on verra bientôt dans Rogue One) au coeur de l'Europe pour empêcher l'enfer de s'abattre sur terre. Rien que ça ! Inferno doit faire face à la même difficulté que ses prédecesseurs : comment condenser le foisonnement de détails imaginé par Dan Brown sur à peine deux heures ? C'est un peu mission impossible mais le résultat est loin d'être déplaisant. 

L'entreprise mode d'emploi

Marc Fitoussi (La Ritournelle, Pauline Détective) ose poser sa caméra dans un endroit assez rare dans le cinéma français : l'entrerprise. Et il a la bonne idée d'étudier les lieux au travers les yeux d'une jeune fille de 14 ans venu faire un stage d'observation dans la société de sa mère. Evidemment ce qui s'annonçait comme une aventure mère-fille amusante va se transformer en prise de conscience un peu radicale. Car dans la compagnie d'assurance où travaille maman, le profit a plus d'importance que l'être humain. Sujet délicat, film interessant... d'autant que Maman a tord est porté par la toute jeune Jeanne Jestin et Emilie Dequenne. 

Un héros américain...sans arme à feu

Bonne nouvelle. Mel Gibson n'est plus tricard à Hollywood. Après Blood Father qui lui avait permis de faire un retour triomphant devant la caméra de Jean-François Richet, l'acteur américain dirige son premier film depuis l'échec d'Apocalypto (2006). Tu ne tueras point revient sur une histoire vraie, celle du premier objecteur de conscience américain (interprété par Andrew Garfield) devenu un héros après avoir sauvé la vie de dizaine de soldats sur le champs de bataille. Quoi de mieux pour se réconcilier avec la machine à rêves hollywoodienne qu'une histoire d'héroisme ? Mel Gibson est malin, même si le film patît un peu de ses élans religieux, le cinéaste parvient à capter autant la brutalité du combat qu'une certaine vérité emotionnelle. 

Pour l'amour de Gemma

Ok, L'Histoire de l'amour est un mélodrame romatique jusqu'au bout des ongles. Une histoire d'amour pur sucre et ses conséquences sur les générations futures. Pas la peine de lever les yeux au ciel. D'abord parce que Radu Mihaileanu, le réalisateur de La Source des femmes et du Concert, est derrière la caméra. Et ensuite parce que l'objet du désir s'appelle Gemma Arterton (Gemma Bovary, Tamara Drew). Je défie donc les plus cyniques d'entre vous de ne pas tomber amoureux d'elles. Et puis un peu d'émotions de temps en temps, ce n'est pas interdit. Si vous pleurez, je ne dirai rien promis.  

Vive la belle famille

Depuis le succès de Qu'est ce qu'on a fait au bon dieu ?, le cinéma français a fait de la comédie familaile le nouveau maître étalon comique. Dans Ma famille t'adore déjà, Jérôme Commandeur et Alain Corno ont imaginé les mésenvantures de Julien, la trentaine, à l'occasion de la rencontre avec une belle famille pleine de surprises. Catastrophes, quiproquos et autre situations génantes vont se multiplier. Si on accepte le concept et les clichés, ça peut marcher. La présence d'Arthur Dupont et de Déborah François aide aussi pas mal. 

Se venger ou pas, telle est la question

Le cinéma d'Asghar Farhadi s'intéresse beaucoup au méandres psychologique du couple iranien (Une Séparation, Le Passé). Le Client continue dans cette lignée même si cette fois, le curseur émotionnel est plus dirigé du côté masculin que féminin. Le film se penche sur un couple obligé de déménager et dont la femme va se faire agresser. Un traumatisme qui va profondement boulverser le mari qui se sent obligé de rendre justice à sa femme. La virilité masculine est ici passé au crible de la société iranienne. Le Client a remporté le prix du scénario et le prix de l'interprétation masculine lors du dernier Festival de Cannes. 

Les potes, y a que ça de vrai 

Ah, le film de potes ! Cela faisait longtemps que ce type de comédies n'avait pas fait une petite incursion sur nos écrans. L'Invitation n'évite pas les passages obligés du genre, mais impossible de ne pas rire devant le duo formé par Michaël Cohen et Nicolas Bedos. Les seconds rôles, de Gustave Kervern à Camille Chamoux, viennent pimenter l'affaire. 

Le théâtre filmé selon Wim Wenders

J'adore Wim Wenders. De l'Ami Américain à Don't come Knocking. Avec Les Beaux jours de Aranjuez, le cinéaste allemand s'aventure sur le terrain du théâtre filmé. Je comprends la beauté d'un texte. J'aime beaucoup la mise en abyme. Je trouve que Reda Kateb et Sophie Semin sont d'excellents acteurs. Mais je suis désolée, je ne tiens pas plus de dix minutes devant cet exercice de style théâtral. 

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