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Cinéma : Jurrasic World, Un Français, Comme un avion… les sorties de la semaine

Cette semaine les attractions de Jurrasic Park dévorent les touristes, le futur Spiderman est autiste, Denis Podalydès fait un tour en kayak et la dénazification d’Alban Lenoir crée la polémique.

Cette semaine le cinéma reprend du poil de la bête. Gare à l’invasion de l’Imperius Rex de Jurrasic World qui risque de grignoter les recettes de la concurrence. Mais si vous préférez vous éloigner de la jungle, vous pourrez au choix faire un tour en kayak avec Denis Podalydès, redécouvrir le Décaméron ou enfiler les crampons avec la pire équipe de football du monde. Bon film !

Le film madeleine de Proust de la semaine : Plus de 20 ans après le génial premier volet, les dinosaures de Jurrasic Park rugissent à nouveau. Colin Trevorrow a bien compris qu’il fallait jouer pleinement la carte de la nostalgie pour réussir ce nouvel épisode. Jurassic World est un excellent divertissement qui ne se prend jamais au sérieux. Mieux le long métrage se permet même de se moquer de la folie du progrès qui asservit le monde actuel. Toutefois Trevorrow n’étant pas Spielberg, la magie s’est un peu diluée dans l’impératif d’efficacité. Résultat, on s’amuse mais on n’a pas vraiment peur. Et surtout, les personnages n’ont pas la carrure des héros du premier opus. Par contre, promis les dinosaures sont toujours aussi convainquants.

Les autres sorties :

Ah la fameuse crise existentielle ! Au cinéma, c’est comme les dinosaures, elle finit toujours par revenir. Dans Comme un avion de Denis Podalydès, elle prend la forme d’un kayak (oui un kayak pas un avion, il faudra voir le film pour comprendre la référence). Le cinéaste a imaginé la ballade métaphysique d’un cinquantenaire sur la petite embarcation. Mais il se pourrait que le voyage s’arrête plus tôt que prévu.

Bon l’argument commercial du Monde de Nathan est connu : vous ne verrez plus le monde de la même façon, une fois que vous l’aurez vu dans les yeux de Nathan. C’est un peu exagéré mais ça fonctionne toujours. Nathan est un jeune garçon autiste qui a du mal à tisser des relations avec son entourage. Mais un professeur va changer la donne en l’inscrivant aux Olympiades de Mathématiques. Pour info, Asa Butterfield le petit héros est pressenti pour être le nouveau Spiderman.

Avant sa sortie, Un Français de Diastème faisait déjà la polémique. Plusieurs avant-premières de ce long métrage ambitieux et percutant ont été annulées par craintes de grabuge dans les salles. Le film suit un fascho convaincu qui abandonne peu à peu sa haine. Alban Lenoir y est remarquable donc si une salle près de chez vous a eu le courage de le projeter, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Après leur Ours d’Or à Berlin pour leur très beau César doit mourir, les frères Taviani reviennent avec un projet étonnant : une nouvelle adaptation du Décaméron. Oubliez la version de Pasolini, ces Contes Italiens adoptent une approche plus poétique et moderne. Et les femmes y sont à l’honneur.

Si vous êtes fan de foot, vous devez avoir entendu parler de l’équipe des Samoa. Elle est rentrée dans l’histoire pour avoir encaissé 31 buts face à l’Australie. Tout simplement la pire défaite de l’histoire. Humiliée mais pas abattue, la petite équipe a décidé de relever la tête et a juré de se qualifier pour la coupe du monde 2014. Le documentaire Une équipe de rêve de Mike Brett et Steve Jamison revient sur leur parcours étonnant.

Etre de Fara Sene est le film émouvant de la semaine. Vous y découvrirez les destins croisés de quatre êtres à la dérive que rien ne semble rapprocher à part leur volonté de changer de vie. Tourné dans le béton parisien, ce long métrage tente de s’inscrire dans la veine du film social à l’anglaise. Bruno Solo fait partie de l’aventure. Dommage que le film n’ait pas plus de visibilité.

On termine avec La Belle Promise de Suha Arraf, le scénariste de La Fiancée Syrienne, qui nous plonge dans la vie de quatre sœurs appartenant à l’aristocratie chrétienne dans l’Israël des années 60. Ayant perdu leur statut social après la guerre des six jours de 1967, elles refusent de faire face à la réalité et restent cloîtrées plus ou moins dans leur maison. On nous promet un conte plein de grâce et de fraîcheur. Dans tous les cas, le girl power ambiant dans le cinéma se confirme. Tant mieux.

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