Retrouvez Weekly sur Facebook

TV/Cinéma/Culture

Cinéma : Les Visiteurs 3, Demolition, Sky… les sorties de la semaine

Dans les salles cette semaine, Jake Gyllenhaal casse la baraque, Matthias Schoenaerts se prélasse près de la piscine, Christian Clavier en fait des caisses et Norman Reedus est un cow-boy romantique.

Cette semaine c’est le retour du mâle. Du vrai. Pas besoin d’aller sur Meetic. Du veuf frapadingue (Jake Gyllenhaal dans Demolition) au bourgeois meurtrier (Tom Hiddleston dans High Rise) en passant par le cow-boy moderne (Norman Reedus dans Sky) et le playboy en goguette (Matthias Schoenaerts (A Bigger Splash), vous allez être comblé. Et pour celles qui aiment les expériences surnaturelles, on trouve même un fantôme plaisantin (Michaël Youn dans Le Fantôme de Canterville) et les Dieux de l’Egypte ancienne (Gerard Butler dans Gods of Egypt).

Demolition, de Jean-Marc Valley

Jean-Marc Valley alterne les genres. Après C.R.A.Z.Y. et Dallas Buyers Club, le cinéaste québécois filme le désarroi d’un jeune veuf bien décidé à détruire sa vie pour mieux la reconstruire. Cette entreprise de destruction massive pourrait être comparée à une version soft de Chute Libre de Joël Schumacher. Sauf que Demolition sublimé par le charismatique Jake Gyllenhaal est plutôt une réflexion douce amère sur l’aliénation de nos sociétés contemporaines.

Sky, de Fabienne Berthaud

Fabienne Berthaud (Pieds nus sur les limaces, Frankie) et Diane Kruger ne se quittent plus. Avec Sky, la cinéaste offre à l’actrice allemande un de ses plus beaux rôles, celui de Romy, femme qui repart en quête d’elle-même dans les magnifiques paysages américains. Contemplatif mais pas trop, Sky offre en plus à Norman Reedus une pose romantique, bien loin des excès sanguinaires des Walking Dead.

Les Visiteurs- La révolution, de Jean-Marie Poiré

On ne va pas en faire des tonnes, mais c’est vrai que ces Visiteurs 3 ont pris un peu du plomb dans l’aile. Alors OKAY… les acteurs semblent s’amuser comme des petits fous. Et nul doute que les enfants (petits et grands) riront devant cette avalanche de blagues scatologiques. Mais je pense que beaucoup préféreront mater la rediffusion du premier épisode à la télévision.

Le Fantôme de Canterville, de Yann Samuell

Face au mastodonte signé Jean-Marie Poiré, l’autre comédie familiale de la semaine est un peu passée inaperçue. Et pourtant Le Fantôme de Canterville compte Michaël Youn (autre apôtre du rire populaire), Michèle Laroque et Audrey Fleurot parmi ses têtes d’affiche. Entre des effets spéciaux de pacotille et les pitreries de Youn, il ne reste pas grand-chose de l’esprit d’Oscar Wilde. Oui, je sais, ça doit être fait exprès…

Gods of Egypt, d'Alex Proyas

Ah ! Les hommes en jupette, les muscles saillants… Depuis 300, c’est simple on ne s’en remet pas. Avec Gods of Egypt, Alex Proyas (auteur du très beau Dark City mais aussi du très moyen Prémonitions) s’intéresse aux rivalités des dieux à l’époque de l’Egypte antique. Bon on s’amuse bien, mais gare au décollement de rétine pour cause d’abus d’effets spéciaux ultra-saturés. Heureusement, Gérard Butler et Nikolaj Coster-Waldau (Game of Thrones) font un peu passer la pilule.

L’Avenir de Mia Hansen-Love

On retourne à un cinéma beaucoup plus réaliste avec L’Avenir de Mia Hansen-Love. Ou comment une professeur (Isabelle Huppert) passionnée par son travail (c’est bien qu’il y en ait encore !) voit son monde bouleverser quand son mari lui annonce qu’il part vivre avec une autre femme. C’est beau une cinquantenaire qui décide de repenser sa vie. Mais désolé, l’ennui guette quand même au détour du chemin.

Truth : le prix de la vérité, de James Vanderbilt

Truth : le prix de la vérité (et un sous-titre lénifiant de plus…) revient sur une histoire vraie : comment l’une des plus vénérables émissions de reportages américaines a mis en cause la respectabilité du président Bush (George W) accusé de n’avoir pas rempli ses obligations durant la guerre du Vietnam. Problème, les sources citées par les journalistes n’étaient pas fiables. Et c’est la pauvre productrice (Cate Blanchett) qui est devenue le dindon de la farce. Intéressant mais bien moins percutant que le récent Spotlight.

High Rise, de Ben Wheatley

Ben Wheatley est un cinéaste anglais jusqu’à présent assez confidentiel. Mais en portant à l’écran l’adaptation de I.G.H., brûlot antibourgeois de J.G. Ballard, le britannique est entré dans la cour des grands. Imaginez un immeuble dans lequel les individus habitent un étage en fonction de leur rang social. Plus, ils sont riches et plus ils vivent dans les hauteurs du bâtiment. Formellement High Rise est une réussite, pleine d’originalité et légèrement barrée. Mais ce jeu de massacre orchestré par des acteurs de talent (Tom Hiddleston, Jeremy Irons, Elizabeth Moss…) manque tout de même curieusement d’empathie pour convaincre complètement.

Retrouvez l’essentiel de l’actualité du cinéma et des séries sur Lost in Universes.

Et vous, quel est votre avis ? Exprimez-vous ! Réagissez à cet article.


Suivez-nous

Les auteurs