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Cinéma : Lost River, Cake, Pourquoi je n’ai pas mangé mon père… les sorties de la semaine

Cette semaine Ryan Gosling fait son cinéma, Jamel Debbouze se prend pour un singe, Jennifer Aniston rêve d’un Oscar et un polar danois glacial se divise en deux parties.

Bonne nouvelle ! Cette semaine, les stars font leur grand retour. Devant ou derrière la caméra, elles sont bien décidées à vous faire rire ou à vous émouvoir. Ryan Gosling, Jennifer Aniston, Jamel Debbouze, Leila Bekhti, Charlize Theron … le plus dur, ça va être de choisir. Heureusement, Weekly est là pour vous aider.

Le film hallucinogène de la semaine : Avec Lost River, Ryan Gosling a pris un risque : celui de perdre le spectateur avec une narration trop conceptuelle. Mais si vous n’avez pas peur de vous laisser entraîner loin des contrées classiques du cinéma, ce premier long métrage vaut vraiment le coup d’œil. Avec son ambiance mi-fantastique mi-réaliste, Gosling décline un répertoire de références hallucinantes : Dario Argento, Mario Bava, David Lynch, Nicolas Winding Refn… Il faut sans doute savoir lâcher prise pour en comprendre toute la profondeur. Vous voilà prévenus !

Le film à Oscar de la semaine : Un plan suffit pour comprendre. Lorsque Jennifer Aniston apparaît à l’écran, sans fard, le visage recouvert de cicatrices et le regard amer, on sait. Avec Cake, qu’elle a produit, l’actrice veut casser son image de bonne copine qu’elle traîne depuis Friends. Ce personnage meurtri, physiquement et psychologiquement, est un aimant à récompenses. Elle y est tout simplement époustouflante. Dommage que le scénario, un peu trop galvaudé, ne soit pas au niveau de sa performance.

Les autres sorties :

Sur le papier Dark Places a tout pour plaire. Il s’agit d’une adaptation d’un roman de Gillian Flynn, l’auteur du malin Gone Girl. L’intrigue a l’air bien alambiquée et Charlize Theron y tient le premier rôle. Mais Gilles Paquet-Brenner ne semble pas posséder la maestria de David Fincher. Reste, sans doute, un thriller honnête.

La marmaille va être aux anges. La Fée Clochette revient dans de nouvelles aventures. Cette fois-ci, elle va être confrontée à une créature légendaire. Une bête monstrueuse en apparence qui se révèlera, bien sûr, être aussi douce qu’un agneau. C’est mignon tout plein. En même temps, vous n’espériez pas autre chose d’un film avec une bande de fées comme héroïnes ?

On reste dans l’animation avec Pourquoi j’ai pas mangé mon père ? de et avec Jamel Debbouze. Pour son premier passage derrière la caméra, le comique a opté pour une adaptation du célèbre roman de Roy Lewis. On ne va pas se le cacher, la tâche était ardue. Si on a déjà vu mieux en termes de performance capture, Jamel parvient en quelque sorte à réaliser une biographie imaginaire. Pourquoi pas ?

Les Enquêtes du Département V : Profanation de Mikkel Norgaard est un cas d’école. Non pas parce qu’il s’agit d’un polar sombre et solide réalisé dans la grande tradition scandinave. Mais plutôt parce que ce film danois est en réalité une suite. Le premier volet : Miséricorde est visible depuis le 31 mars en VOD, pardon en « e-cinéma ». Un choix curieux qu’assume totalement le distributeur Wild Bunch à la recherche d’un nouveau moyen de distribuer des films. Rassurez-vous, vous pouvez voir les deux indépendamment.

Ce qui fait le charme du cinéma de Pierre Jolivet (Fred, Ma petite entreprise) ? Sa vision sociale et romantique de la réalité ! Jamais de la vie s’inscrit pleinement de cette tradition. Olivier Gourmet y campe un cinquantenaire désabusé qui mène une vie monotone de gardien de nuit. Mais cet ancien syndicaliste va retrouver le goût pour l’aventure quand un 4x4 se met à roder sur son parking…

Normalement durant votre scolarité, vous avez dû, au moins une fois, entendre parler de L’Astragale d’Albertine Sarrazin. Ce roman qui suit la destinée chaotique d’une jeune criminelle en fuite avait déjà été porté à l’écran à la fin des années 60. Pour succéder à Marlène Jobert, Brigitte Sy a opté pour la douce Leila Bekhti et une ambiance noir et blanc très nostalgique. Un peu engoncé tout ça ? Peut-être, mais Reda Kateb (également à l’affiche de Lost River) y est charismatique comme toujours.

Si vous êtes cinéphile, le nom de Barry Levinson (Rain Man, Good Morning Vietnam) ne devrait pas vous être inconnu. Le cinéaste fait son grand retour cette semaine avec The Humbling, une comédie dramatique avec Al Pacino. On y suit le désespoir d’un grand comédien de théâtre qui semble avoir perdu son don. Pour se remonter le moral, il ne trouve rien de mieux que de fricoter avec une jeune femme lesbienne. Ça frôle le cliché non ? Après tout c’est le rêve de tous les hommes, qu’ils soient comédiens ou pas !

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