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TV/Cinéma/Culture

Cinéma : The Neon Demon, Bienvenue à Marly-Gomont, Folles de joie… les sorties de la semaine

Au programme de votre semaine ciné : Elle Fanning monstrueuse, une famille noire effrayante (enfin presque), deux femmes follement libres et une reconversion qui a du chien…

Cette semaine, on célèbre les femmes sous toutes leurs formes. La belle démoniaque (The Neon Demon), l’introvertie qui se libère (Vicky), les névrosées magnifiques (Folles de joie) et les mères courages (Ma Ma). Mais les hommes ne sont pas en reste, puisqu’on y trouve un homme qui repense sa vie (La Nouvelle Vie de Paul Sneijder), un autre qui veut se venger (Diamant Noir) et même un super-héros du réél (American Hero).

L’obsession de la semaine : The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn

Une jeune femme trop belle. Le milieu glamour et cynique de la mode. Du sang. Avec The Neon Demon, Refn signe son premier film d’horreur chic. Certains trouvent l’exercice joli mais terriblement vain. D’autres sont fascinés par la puissance mystique des images de Refn. Une chose est sûre, vous n’aurez jamais vu un film pareil. Dans tous les cas, préparez-vous pour l’expérience.

La comédie qu’on fredonne : Bienvenue à Marly-Gomont, de Julien Rambaldi

Après les jouets, les jeux vidéo, c’est au tour des chansons de devenir des sujets de films. Bon, en fait Bienvenue à Marly–Gomont s’inspire de l’enfance du chanteur Kamini. On y suit l’arrivée d’une famille originaire du Congo dans un petit village français. Inutile de dire que dans les années 70, pour les habitants de Marly-Gomont c’est un peu le choc thermique. C'est vrai, ça sent le trop plein de bons sentiments. Mais on a confiance c’est suffisamment bien interprété et bien joué pour nous séduire.

Le drame lacrymal : Ma Ma, de Julio Medem

Comment dire… Magda, elle a un peu la poisse. Cette mère d’un enfant de 10 ans, qui vient de perdre son travail et son mari, apprend en plus qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Vous pensez qu’elle va se laisser abattre ? Pas du tout, elle va au contraire vivre sa vie pleinement et retomber amoureuse. Préparez les mouchoirs, parce qu’avec Ma Ma Julio Medem (Lucia et le Sexe) filme une Penelope Cruz en pleine grâce.

Le Thelma et Louise italien : Folles de joie, de Paolo Virzì

Que se passe-t-il quand une mythomane bavarde rencontre une introvertie fragile ? Elles partent dans un road trip poétique où l’innatendu est au bout du chemin. Car Folles de joie suit deux magnifiques femmes (Valeria Bruni Tedeschi et Micaela Ramazzotti) qui trouvent l’une dans l’autre la solution à certains de leurs problèmes. On aime la beauté des images et surtout le sentiment de liberté qui s’en dégage.

La comédie femme libérée : Vicky, de Denis Imbert

Dans la famille Bedos, je demande la fille : Victoria. Si son prénom ne vous dit rien, on doit pourtant à la sœur de Nicolas, un des succès les plus populaires de ces dernières années : La Famille Bélier. Difficile de ne pas voir dans Vicky un exorcisme des propres démons des scénaristes. Le résultat est une comédie moderne et dans l’air du temps. Et juste, pour une fois. 

Le film qui a du chien : La Nouvelle Vie de Paul Sneijder, de Thomas Vincent

Suite à une chute qui a failli lui coûter la vie, un homme ouvre les yeux sur sa vie en apparence parfaite de cadre à Montréal. Son travail ne l'intéresse plus et sa famille ne lui accorde plus d'importance depuis longtemps. Il décide de changer de vie et devient promeneur de chiens. Vous l'avez compris cette adaptation du roman de Jean-Paul Dubois (Le Cas Sneijder) est l'occasion de livrer une chronique douce amère sur la fameuse crise de la cinquantaine. Bonne nouvelle, les hommes aussi peuvent se libérer ! Thierry Lhermitte est parfait en contre-emploi blasé.

Le film anti super-héros : American Hero, de Nick Love

Vous n'aimez pas les super-héros ? Ça tombe bien Melvin non plus ! Cet américain moyen, qui vit encore chez maman, préfère faire la fête, séduire les filles et fumer de la drogue. Ses super pouvoirs, ils les utilisent uniquement pour s'amuser. Vous vous en doutez pour continuer à voir son fils, il va décider de changer. Même si on connaît la rengaine par cœur, il y a quelque chose de profondement jouissif à voir un looser devenir une sorte de super-héros au rabais. Et puis moi, depuis que j'ai vu Backbeat, j'adore Stephen Dorff.

Le polar noir : Diamant noir, d'Arthur Harari

On termine la semaine avec un polar présenté au dernier Festival de Beaune. Diamant noir est une histoire de vengeance familiale située dans le milieu des diamentaires d'Anvers. C'est noir, vénéneux et interprété par Niels Schneider à l'opposé des rôles de jeunes éphèbes qu'il a interprétés jusqu'à maintenant (Les Amours Imaginaires, Gemma Bovary).

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