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Dieudonné est "Charlie Coulibaly" : sa nouvelle provocation

Dieudonné a de nouveau suscité une vive polémique, après avoir posté sur Facebook un message contenant les mots "Je suis Charlie Coulibaly". Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour apologie du terrorisme.

L'info. Dimanche midi, Dieudonné annonce sur Twitter qu'il va participer à la marche républicaine à Paris, "aux côtés des défenseurs de la liberté d'expression" avec des "pensées pour tous ceux qui n'ont jamais eu peur de mourir de rire". C'est après que ça dérape quand au retour de la manifestation, l'humoriste écrit sur Facebook un long message où il écrit notamment "Je suis Charlie Coulibaly". Même s'il l'efface peu de temps après sa publication, la polémique est lancée. Lundi, le parquet de Paris décide d'ouvrir une enquête pour apologie du terrorisme et l'enquête est confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes.

Quel était ce message ? "Après cette marche historique, que dis-je... Légendaire ! Instant magique égal au Big Bang qui créa l'Univers ! … ou dans une moindre mesure (plus locale) comparable au couronnement de Vercingétorix, je rentre enfin chez moi. Sachez que ce soir, en ce qui me concerne. Je me sens Charlie Coulibaly".

Les réactions. Ce "Je Suis Charlie Coulibaly" de Dieudonné a mis le feu aux poudres. Même certains de ses partisans ont émis des réserves après sa publication. "Le racisme, l'antisémitisme, le négationnisme, l'apologie du terrorisme ne sont pas des opinions, ce sont des délits", s'est indigné le Premier ministre Manuel Valls. "Ces propos sont une abjection", a dénoncé de son côté le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Lundi après-midi, Dieudonné a d'ailleurs adressé une lettre pour s'expliquer. "Au retour de cette marche, je me suis senti bien seul", écrit-il.
"Depuis un an, je suis traité comme l'ennemi public numéro 1, alors que je ne cherche qu'à faire rire". "Dès que je m'exprime, on ne cherche pas pas à me comprendre, on ne veut pas m'écouter. On cherche un prétexte pour m'interdire. On me considère comme un Amedy Coulibaly alors que je ne suis pas différent de Charlie", ajoute-t-il, assurant qu'il "propose la paix" face à un Etat qui continue de lui "pourrir la vie" avec "plus de 80 procédures" à son encontre ou celle de ses proches.

Sur Twitter. Les avis sont nombreux sur les réseaux sociaux et divergent. "Dieudonné, ce pitre qui ne fait pas rire" estime Edwy Plenel. "Hier, Dieudonné a constaté ce qu’était la vraie grandeur de provocateurs populaires… jaloux et aigri, il a alors lâché sa haine", a réagi de son côté Stéphane Guillon. "Les propos de @MbalaDieudo sont inadmissibles et intolérables en République", s'est indigné le député-maire de Nice Christian Estrosi, qui a décidé d'interdir le prochain spectacle de l'humoriste dans la ville. Mais Dieudonné a aussi ses défenseurs. "La liberté d'expression tant prônée ces derniers jours ne semble pas s'appliquer à lui", affirme pour sa part Akram. Un argument partagé par L'informatrice zélée qui a tweeté : "Liberté d'expression pour tous ou liberté d'expression pour personne. Pas de liberté d'expression à géométrie variable". Neg'Marron explique même : "On a tous compris qu'il était Charlie tout en étant traité comme un terroriste". Les admirateurs de l'humoriste polémiste, déjà condamné à plusieurs reprises, ont même voulu lancer un hashtag "#JeSuisDieudonné". Rien que ça. En face, un autre a été créé par ses détracteurs : "#DieudonnéEnPrison".

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