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Enora Malagré et Bertrand Chameroy visés : c'est quoi le "swatting" ?

Le point commun entre Enora Malagré, une conseillère municipale de Mantes-la-Ville et Justin Bieber ? Avoir été victime de swatting, le nouveau canular à la mode. Mais non sans danger.

Il y a les canulars téléphoniques, comme le fameux "Vous avez un frigo qui marche ? Oui ? Et bien rattrapez le vite !" ou le "Madame Cheval ? Non ? Ah pardon, j'ai dû me tromper d'écurie". Un peu nul mais pas bien méchant.

Ce qui nous arrive depuis peu des Etats-Unis est bien moins drôle : le "swatting". Le mot vient de "SWAT" ou "Special Weapons And Tactics", une unité spéciale de police, l'équivalent du GIGN ou du RAID en France, qui intervient donc dans des situations difficiles.

Et c'est pour cela que certains petits malins s'amusent à les appeler et à les avertir d'un crime qui vient d'être commis ou ne va pas tarder à l'être. Tout est bon pour convaincre, même les pires scénarios. Sauf que quand les agents arrivent sur place, avec parfois un gros dispositif, il n'y a strictement rien. La personne qui se trouve dans l'appartement, victime aussi du canular par ricochet, en est souvent quitte pour une belle frayeur.

Les exemples en France se sont multipliés cette semaine. Mardi, un homme a contacté les forces de l'ordre et s'est fait passer pour le compagnon d'Enora Malagré, affirmant l'avoir poignardée dans son appartement. Mais quand la police a débarqué chez l'animatrice de D8, celle-ci était tranquillement en pleine séance de yoga ! L'information a même été relayée par France Info.

Deux jours plus tard, c'était au tour de son camarade de Touche Pas à Mon Poste, Bertrand Chameroy, d'être victime de swatting. La nuit précédente, une situation similaire s'était produite à Mantes-la-Ville, visant la conseillère municipale d'opposition Bénédicte Bauret. A chaque fois, le même résultat : aucun drame ne s'était produit.

Un mois plus tôt, c'est un joueur parisien qui lors d'une partie en ligne a vu surgir la police à son domicile. C'est d'ailleurs dans la communauté des gamers que le swatting serait né de l'autre côté de l'Atlantique, pour se venger d'adversaires ayant gagné la partie et assister en direct à leur mésaventure.

Mais les anonymes et personnalités qui en sont victimes, sans aucun lien avec les jeux vidéos, sont de plus en plus nombreuses. Rihanna, Kim Kardashian, Justin Bieber et récemment le rappeur Lil Wayne...

En tout cas, ceux qui sont tentés par ces canulars de mauvais goût risquent gros : deux ans de prison et 30 000 euros d'amende, comme l'a rappelé la police nationale sur Twitter.

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