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Je suis Charlie, je ne suis pas Charlie : où est la liberté d'expression ?

Huit mois après l'attaque du journal qui a fait , des caricaturistes du monde entier vont parler aujourd'hui du dessin de presse. Et notamment de cette "ligne rouge" qu'il semble de plus en difficile de ne pas franchir.

Ce 21 septembre est peut-être une des pires journées mondiales de la paix qui soit. Car depuis janvier, le visage que nous offre 2015 est bien sombre. Entre terrorisme, conflits armés, civils obligés de fuir les atrocités de la guerre... Depuis janvier et Charlie.

Charlie, il en est question aujourd'hui au colloque de Cartooning for Peace, «Le dessin de presse dans tous ses Etats». Que peut-on encore dire aujourd'hui ? Que peut-on griffonner sans choquer et sans voir déferler une nouvelle vague de #JeNeSuisPasCharlie ? Pas plus tard que la semaine dernière, une énième caricature de l'hebdomadaire, sur la mort du jeune Aylan Kurdi, noyé dans la mer turque, a suscité la polémique.

L'indignation a été vive. Peut-être trop facilement. Dans cette caricature, certains y ont vu de la condescendance, de la moquerie, un manque total de compassion. Pourquoi ne pas y voir au contraire, sans nier le drame, un coup de crayon qui égratigne car c'est cela le but, qui montre le cynisme d'une société occidentale indifférente et idéalisée par des milliers de migrants ?

Faut-il également rappeler qu'avoir été Charlie, en janvier dernier, ce n'était pas forcément adhérer à tous les dessins publiés mais défendre la liberté d'expression ? Soutenir l'humour noir et transgressif dont nous n'avons peut-être pas parfois tous les codes mais nécessaire pour dénoncer certaines situations ?

On se le répète souvent, comme des vieux cons : on ne peut plus rire de tout. Coluche, Desproges et leurs potes doivent bien se foutre de nous là-haut. Ou avoir peur, comme beaucoup d'entre nous.

Et vous, quel est votre avis ? Exprimez-vous ! Réagissez à cet article.


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