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La France à l'Eurovision : n'y allons plus !

Après un nouvel échec lors de la 60ème édition du concours Eurovision de la chanson, la question se pose désormais pour la France de continuer à y participer...ou pas.

On ne va pas se mentir, c'est une véritable raclée que la France s'est prise ce samedi soir à Vienne. Au bout de cette -trop ?- longue soirée, Lisa Angell a terminé loin derrière le suédois Måns Zelmerlöw, ultra favori et qui a ramené un sixième titre à son pays. Notre chanteuse s'est péniblement hissée à la 25ème place sur 27, avec quatre malheureux points attribués par San Marin et l'Arménie pour son "N'oubliez pas". Un échec cuisant, une nouvelle fois. Une fois de trop justement ?

La direction des divertissements de France 2 semblait y croire et ne décolérait pas hier. Au point de se dire qu'il fallait peut-être arrêter de "participer à cette mascarade" avec "ces pays qui votent les uns contre les autres, souvent des pays qui se connaissent et qui ont des intérêts".

Ah cette fameuse excuse de la géopolitique ! Cela peut parfois marcher mais cette année, peut-on dire que la Suède, l'Italie et la Belgique, qui ont terminé dans les premiers, ont plus de voisins amis que nous ? Non, il faut juste être honnête et se dire que nous avons été mauvais. Mauvais dans le choix de la chanson et la stratégie mise en place.

Lisa Angell a beau avoir une très belle voix, le décor d'une ville ravagée, sa tenue et son maquillage sombre donnaient une note déprimante au tableau. Et ce n'est pas ce que les gens ont envie de voir à l'Eurovision. Pour ce concours si kitch qu'il en est presque devenu branché, les téléspectateurs ont envie d'enthousiasme, d'émotion éventuellement mais pas de dépression.

Mais on peut comprendre le découragement du comité français ! Tout essayer et rater est rageant. La star de l'Est Patricia Kaas n'y a rien fait, pas plus que les décalés Twin Twin, Fatals Picars ou Sébastien Tellier. Dans les années 90, les résultats avaient été beaucoup plus qu'honorables avec Amina et son "C'est le dernier qui a parlé qui a raison" ou Joëlle Ursull et son "White and Black Blues", qui s'étaient toutes deux hissées dans le haut du classement. Définitivement, la recette du succès à l'Eurovision, on ne l'a plus. Marie Myriam l'aurait faite disparaître en 1977 ? La France peut s'enorgueillir de continuer à chanter dans sa langue, contrairement à de nombreux pays qui ont opté pour la langue de Shakespeare, mais c'est une maigre consolation.

Malgré tout, on peut prendre les paris pour 2016 : nous aurons un nouveau candidat en lice. Car les organisateurs laisseront-ils partir un des plus gros contributeurs financiers du concours ?

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