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Le PSG éliminé, un Real hors norme… C’est le debrief et les notes du match

C’est fini pour le PSG qui a quitté la Ligue des champions dès les huitièmes de finale, hier soir, sorti par un Real Madrid irréprochable. On vous explique pourquoi.

Hier soir, le PSG n’avait pas le choix. Avec un match aller perdu (3-1), il fallait frapper vite et fort. Même en l’absence de Neymar, hospitalisé au Brésil. Un véritable coup dur pour Unai Emery et pour l’effectif parisien, amputé d’un élément indispensable dans ce type de rencontre.

Certains auraient parié sur une formation en 4-4-2 côté Paris, pour palier à l’absence de Neymar, et pourtant c’est le traditionnel 4-3-3 qu’a révélé la composition du PSG. De quoi s’interroger. Kimpembe, qui avait été auteur d’une bonne performance au match aller, a laissé sa place à Thiago Silva. En sentinelle, c’est l’expérimenté mais quelque peu vieillissant Thiago Motta qui a été préféré à Lassana Diarra, auteur de très bonnes prestations depuis son arrivée. Le trio d’attaque était représenté par Mbappé à gauche, Cavani en pointe et Di Maria à droite. Quelque peu étonnant de ne pas voir Draxler dans le 11 de départ, surtout en l’absence de Neymar, l’Allemand étant un maître à jouer sur le côté gauche.

Côté madrilène, le 11 de départ, un 4-2-2-2 assez intelligent, a permis d’occuper pas mal l’espace. Kovacic a été préféré à Modric pour débuter la rencontre. Benzema et Ronaldo se sont retrouvés à la pointe de l’attaque. On s’est alors rapidement douté que la moindre erreur serait fatale au PSG, et que le Real Madrid était là pour jouer, et pas seulement pour maintenir le score du match aller.

On s’attendait à un match plutôt ouvert et à forte intensité. Mais on ne s’attendait pas à ce que les Madrilènes mènent autant la danse. À se demander même s’ils ne jouaient pas sur leur propre terrain ! Dès les premières secondes, ils ont affiché un pressing très haut et ont joui d’un placement millimétré, ordonné par le maître à jouer Zidane. Ils n’ont d’ailleurs pas mis beaucoup de temps à se montrer dangereux, et sont presque parvenus à ouvrir le score à la 18e minute par une volée de Ramos, laissé libre de tout marquage. Si les Parisiens ont tenté des montées en jeu court sur les ailes, le pressing madrilène a été tel qu’il a été quasiment impossible de trouver des espaces. De plus, les nombreux centres tentés au départ des ailes ont été sans cesse déviés ou ont fini sur la tête de la défense de Madrid, implacable ce soir. Par la suite, une nouvelle erreur de Dani Alves, complètement dépassé, a permis à Benzema de se trouver seul face à Areola, auteur d’un arrêt exceptionnel de la jambe. La défense parisienne a été débordée.

En fin de première période, l’ouverture du score a été toute proche pour les Parisiens, grâce à un Mbappé ayant réussi à se déjouer de la défense madrilène. Il n’avait qu’à mettre en retrait pour Cavani quasiment seul face au but, mais il a préféré tirer dans un angle fermé, compliqué à gérer. Un gâchis monumental pour cette occasion qui aurait pu être le début d’une bonne remontée.

La seconde période a mis un terme aux espoirs du PSG. Au bout de quelques minutes de jeu, et des suites d’une perte de balle de Dani Alves, Lucas Vasquez a parfaitement centré pour trouver la tête de Ronaldo, parfaitement démarqué. Areola n’a absolument rien pu faire et la défense peut s’en mordre les doigts. On ne parlera pas du coup de sang de Marco Verratti, expulsé pour contestation envers l’arbitre, démontrant un manque de maturité dans les grandes rencontres.

Si le PSG est parvenu à recoller au score quelques minutes plus tard, grâce à une déviation de Cavani, Casemiro a clôturé une copie parfaite en fin de rencontre, avec une frappe déviée par Marquinhos, qui a trompé un Areola décidément malchanceux ce soir.

L’expérience a parlé côté Real, qu’on a bien trop peu senti en danger. La sérénité et le professionnalisme d’une telle équipe, emmenée par un coach de classe mondiale reste quasi imprenable à ce stade de la compétition.

Côté parisien on s’agace de cette fébrilité, et de choix tactiques à la limite du ridicule. Quand on veut tout donner et recoller au score, pourquoi faire sortir un attaquant au profit d’un milieu sentinelle ? Hier soir, il n’y a pas eu qu’un seul coupable côté PSG : joueurs et coach ont été loin d’être irréprochables.

Les notes du Real

  • Homme du match : Sergio Ramos (8). Imprenable, présent dans les duels aériens, puissant défensivement et avide de montées offensives, il a régalé hier soir.
  • Navas (6) : S’il s’attendait à prendre missile sur missile par les Parisiens, il n’en a rien été. Soirée plutôt tranquille pour le portier costaricain. Deux bonnes parades sans trop de difficulté, il ne peut pratiquement rien sur la déviation de Cavani.
  • Carvajal (6) : Si on a l’habitude de le voir monter à tout bout de champ, il est resté cantonné à sa position défensive pour contrer un Mbappé en manque d’imagination, du bon travail.
  • Varane (7) : Encore un homme des grands soirs. À l’image de Ramos, implacable dans les duels aériens et propres défensivement. De très bonnes relances permettant au Real d’engranger des montées rapides, excellent match du français.
  • Marcelo (6,5) : Dans un premier temps cantonné à un rôle défensif, qu’il a plutôt bien assumé, il s’est libéré offensivement en seconde période. Auteur de très bonnes montées et solide défensivement.
  • Casemiro (7,5) : Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas venu pour enfiler des perles. Un loup assoiffé avec trois poumons, à quadriller tous les espaces au milieu, et en créant de bonnes opportunités avec un excellent jeu de passes. On pourrait résumer avec ces mots. Ah oui, il s’est aussi permis de trouver les filets avec une frappe déviée, très gros match.
  • Kovacic (6) : Préféré à Modric ce soir, il s’est montré au niveau. Il a bien combiné avec Casemiro pour offrir de très bonnes relances à ses coéquipiers.
  • Asensio (7) : Jeu long, jeu court, jeu de passes, repli défensif, on peut tout lui demander. Il a manqué de trouver le chemin des filets à la 69e en butant sur Areola.
  • Lucas Vasquez (6,5) : Passeur décisif pour Ronaldo, il a su comme son compère Asensio combiner attaque et repli défensif. Il aurait même pu corser l’addition, mais son tir a trouvé le poteau. Préféré à Bâle ce soir, il justifie pleinement le choix de Zidane.
  • Cristiano Ronaldo (7) : Prestation XXL pour l’attaquant portugais. Dans tous les bons coups offensifs, son placement a fait cauchemarder la défense parisienne. Il a ouvert le score d’une tête assassine et a manqué de doubler la mise en fin de match. Très bonne copie rendue.
  • Benzema (5) : S’il a manqué d’ouvrir le score en face à face avec Areola, il est coupable de quelques déchets devant le but. Malgré de bonnes descentes et de bonnes remontées en faux 9, il est resté assez discret en seconde période.

Les notes du PSG

  • Areola (6) : Certains s’étonneront de voir cette note quand on s’est pris deux buts. Sauf qu’il n’est pas coupable et doit en vouloir à sa défense trop fébrile. Il est auteur d’excellentes parades et de très bonnes relances. Difficile de lui en vouloir.
  • Dani Alves (2,5) : Quelques bonnes montées, mais une prestation désastreuse défensivement. Erreur sur erreur, sa perte de balle est responsable du but de Ronaldo. Prestation à oublier.
  • Marquinhos (3,5) : Trop inefficace défensivement malgré beaucoup d’envie. Imprécis dans ses tentatives de récupération ou de tacle, il est à demi-mot responsable du second but madrilène.
  • Thiago Silva (5) : Le capitaine parisien se devait d’être à son meilleur niveau. Match globalement maîtrisé, il a été présent défensivement et a remis le ballon vers l’avant pour le but de Cavani.
  • Yuri (3,5) : Si l’entame de match a été bonne défensivement pour le latéral basque, offensivement c’est une autre affaire. Centres trop imprécis, déviés ou à destination de la défense du Real. Fin de match désastreuse, où il a laissé son couloir à l’abandon.
  • Motta (4,5) : Un match correct pour le milieu italien, qui est parvenu à faire remonter le bloc grâce à un bon jeu de passes. L’expérience a parlé.
  • Verratti (3) : Pourquoi… Mais pourquoi ? Peut-être le meilleur parisien en première période, il s’est jeté sur la plupart des ballons et est parvenu à ouvrir de bons espaces. Seulement voilà, un coup de sang face à l’arbitre et c’est l’expulsion, qui a enterré définitivement son équipe.
  • Rabiot (3) : Après une démonstration au match aller, on attendait bien mieux. Imprécis, manque de projection et mauvais repli défensif, il est coupable sur le but de Casemiro, à cause d’une relance totalement bâclée.
  • Mbappé (2) : Ouvrir les yeux. Ça peut paraître logique et pourtant… Les bonnes montées et les pointes de vitesse ne servent à rien si le dernier geste n’est pas au rendez-vous. Et frapper fort sur la défense ou sur le gardien en angle fermé, ça n’apporte rien. Cette passe en retrait sur Cavani en fin de première période aurait pu changer toute la donne, mais en préférant tenter le coup tout seul… Ça ne donne rien.
  • Cavani (3) : Buteur malgré lui, c’est un Cavani en manque de sérénité qui était sur la pelouse. Nerveux, pas toujours bien placé, il est également victime des choix de ses coéquipiers. Dommage, on l’aura plus vu râler après l’arbitre que dans la construction du jeu.
  • Di Maria (4) : Sorti à la surprise générale au profit de Draxler, l’ailier aura tenté. Cependant, beaucoup trop de déchets et un manque d’altruisme l’auront empêché de trouver les cages.

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