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Walhalla

Mur de Berlin : histoire d'une chute

Il y a 25 ans, le mur de Berlin tombait, ouvrant la voie à la réunification de l'Allemagne. Retour sur ce moment fort de l'histoire.

Nous sommes le 9 novembre 1989. A la télévision, Günter Schabowski, le porte-parole du Parti socialiste unifié d'Allemagne déclare : "les frontières sont ouvertes avec effet immédiat". Sans attendre plus longtemps, des milliers d'allemands se précipitent autour de ce qui a été surnommé "le mur de la honte". La destruction par la foule, déjà commencée, se poursuit dans l'enthousiasme. La réunification, qui sera officielle un an plus tard, est en marche.

Cela fait alors 28 ans que Berlin est coupée en deux. Quelle stupeur ce matin du 13 août 1961, quand les allemands voient dans la capitale des barricades et barbelés, qui bloquent les passages routiers et deviendront progressivement un mur.

La décision a été prise pour isoler la partie Est de l'Ouest, d'où les berlinois sont nombreux à fuir. Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Berlin est divisée, dominée par les alliés victorieux, chacun se partageant une partie de la ville. Au fil des années, la situation se complique entre les différentes zones. D'un côté les français, américains et britanniques. De l'autre, les soviétiques. La République Démocratique Allemande et la République Fédérale d'Allemagne sont créées en 1949, ce qui intensifie les divisions politiques. La RDA voit partir trois millions d'habitants vers la RFA entre 1945 et 1961, la plupart passant par Berlin. Construire un mur paraît aux autorités la seule solution pour enrayer le phénomène.

Le mur de Berlin, c'est 3,6 mètres de haut, 302 miradors, des barbelés et clôtures électrifiées, 14 000 gardes, des centaines de chiens, quelques checkpoints passables sous des conditions strictes... Ceux qui tentent de fuir, ils sont estimés à plus de 5000, le payent parfois de leur vie.

Ce 9 novembre apparaît donc pour beaucoup comme une délivrance. Les signes étaient là depuis plusieurs mois. En juin 1987, après JFK et son "Ich bin ein Berliner", Ronald Reagan prononce son célèbre discours "Tear down this wall !". Un appel est lancé à Mikhaïl Gorbatchev qui mène alors sa "reconstruction" en Union Soviétique. Le dirigeant russe est présent en mai 1987 en RFA, puis en octobre 1989 pour le 40ème anniversaire de la RDA. Des manifestants lui demandent alors publiquement de l'aide. Les défilés sont de plus en plus nombreux pendant les semaines qui suivent.

Jusqu'à ce 9 novembre où le Berliner Mauer tombe, marquant la fin de la Guerre froide et entraînant le démantèlement du bloc communiste. Les gardes-frontières laissent passer la foule de chaque côté. Le lendemain, les allemands sont encore plus nombreux. Le 11 novembre, une image marque les esprits : celle du violoncelliste Mstislav Rostropovitch qui joue devant le mur. Un moment fort resté dans les mémoires.

Aujourd'hui, un tracé de la construction est encore visible dans Berlin. Une manière pour la ville, et le pays, de ne pas oublier.

Pour plus d'informations, vous pouvez parcourir ce dossier réalisé par le centre national de documentation pédagogique, ou ces vidéos de l'Ina.

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