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Pastille verte : de sa naissance à sa résurrection

Le gouvernement va relancer la pastille verte pour identifier les véhicules les moins polluants avant l’été ! La nouvelle est tombée cette semaine. Mais quelles seront les différences avec le dispositif similaire mis en place en 1998 ? Retour sur un flop et les prémices d’une résurrection.

Cette semaine, le gouvernement a annoncé des mesures pour améliorer la qualité de l'air en France. Parmi elles, la création d'un certificat pour les automobiles les moins polluantes. Ça vous rappelle quelque chose ? La fameuse pastille verte créée en 1998 qui fut abandonnée cinq ans plus tard. La nouvelle version a-t-elle des chances de perdurer plus longtemps ? Et surtout quelles seront ses différences avec l’originale ?

Ségolène Royale a livré quelques détails. D’abord, la pastille à apposer sur son pare-brise ne sera plus forcément verte. Il existera différentes couleurs correspondantes au niveau d’émissions polluantes des véhicules. Le certificat vert donnant bien évidemment des avantages comme, par exemple, la possibilité d’utiliser sa voiture en cas de circulation alternée ou dans les zones de circulation restreinte mises en place par les villes, ou encore de bénéficier du stationnement gratuit.

La pastille verte nouvelle génération devrait voir le jour d’ici l’été et se fera sur la base du volontariat dans un premier temps. Mais les bénévoles ne devraient pas se bousculer au portillon. Selon un récent sondage Odoxa, 80% des Français disent ne pas croire en l’interdiction des véhicules diesel dans les centres villes.

La France va pourtant devoir accélérer le mouvement si elle veut rattraper son retard par rapport à ses voisins européens et éviter le flop de la première pastille verte mise en place entre 1998 et 2003 et qui permettait aux automobilistes possédant une voiture électriques, au gaz, à essence vendue après 1993 et au Diesel vendue après 1997 de circuler durant les jours de forte pollution urbaine. De même que la circulation alternée n’a été mise en place que deux fois à Paris, en 1997 et en 2014, et encore, pour une seule journée à chaque fois ! Dans neuf pays de l’Union européenne, ces mesures sont une réalité quotidienne dans ce qu’on appelle les LEZ, pour Low emissions zones, comprenez Zones à basse émission où l’accès au centre-ville est régulé selon les émissions des véhicules, où certains véhicules sont interdits ou encore où un péage urbain a été mis en place pour limiter le nombre de voitures.

Alors que la France s’apprête à remettre au goût du jour sa pastille verte, certains pays ont déjà généralisé cette pratique, comme en Allemagne où 70 villes l’ont adoptée. Et d’autres villes comme Londres planchent déjà sur la suite, à savoir des zones "zéro émission".

Enfin quant à ceux qui se demandent si la vignette écolo est la nouvelle lubie de Ségolène Royale, détrompez-vous, c’est pour respecter les demandes de Bruxelles ! La France a jusqu’à la fin de l’année pour se mettre au diapason de la réglementation communautaire.

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