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Primaire de gauche : l'ennui

Alors que le deuxième débat entre les sept candidats a eu lieu hier, il faut dire que la campagne peine à captiver.

Il y a peut-être eu l'effet de curiosité qui a joué et suscité l'intérêt lors de la primaire de la droite et du centre, en novembre denier. Car il faut bien l'admettre : celle de la gauche ennuie et l'effervescence attendue n'est qu'un quasi inaudible pschitt. Est-ce le passage en second et l'expérience déjà vécue de 2011 qui a fait gagner en lassitude ? Car le premier débat jeudi dernier n'a pas suscité l'engouement. Si les sept candidats ont exposé leurs différents points de vue, leurs désaccords, les coups ont été retenus. La bonne ambiance de façade semblait déjà nous préparer au rassemblement assuré qui va venir après le second tour et qui va surtout tenter de nous convaincre que non, malgré les "dissidents" Mélenchon et Macron, la gauche n'a pas déjà perdu.

Ce dimanche, le deuxième affrontement entre les prétendants à l'investiture suprême n'a pas été plus enthousiasmant. Le format, le nombre de participants a-t-il empêché chacun de présenter clairement ses propositions, les enfermant dans un carcan ? Toujours est-il qu'entre Europe, bilan du quinquennat difficile à défendre, éducation, dépénalisation du cannabis et politique migratoire, nombre d'électeurs ont encore du mal à y voir plus clair. Et tous ne se précipiteront pas dans les meetings ou sur les sites internet pour en apprendre plus... Rendez-vous manqué alors ? Et combien au final se déplaceront dimanche pour voter ?

Sans compter que, alors qu'il avait suivi le premier débat, François Hollande était ce dimanche tranquillement au théâtre, pour assister à la dernière représentation de Michel Drucker. Comble exprimé du désintérêt ?

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