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Réforme de l’assurance chômage : la France du chantage ?

Chantage, marchandage, loi du plus fort… Mais qu’arrive-t-il à notre démocratie ? Où est-elle partie ? Qui nous l’a volée ?

Rien ne va plus. Et cela ne date pas d’hier. La France grogne. La France en a assez. La France est dans la rue. Si de cette contestation sont nées de belles initiatives populaires, de grandes idées de démocratie participative, et de longues marches vers un monde meilleur, elle a aussi créé le pire. Une course au chantage et au marchandage de bas étage. Et le pire du pire ? Ça marche ! Jamais gouvernement n’aura autant repoussé ses réformes, reculé sur ses positions, et fait machine arrière.

Se remettre en question, c’est plutôt bien me direz-vous. Sauf que ce n’est malheureusement pas une prise de conscience qui pousse l’exécutif à changer son fusil d’épaule. Il retourne sa veste au moindre souffle d’air. Ou il attend les vacances ou la trêve des confiseurs pour faire passer ce qu’il veut.

Alors que le gouvernement s’enlise dans sa loi Travail, il va également devoir se dépatouiller de sa réforme de l’assurance chômage. Et la tâche s’annonce, une nouvelle fois, difficile. Impossible ?

Dimanche, une cinquantaine d'intermittents du spectacle et d'étudiants ont décidé d’occuper le théâtre de l'Odéon à Paris "pour peser sur les négociations d'assurance chômage". Ce mardi, ils ont investi la Comédie-Française, provoquant l'annulation de la représentation de Lucrèce Borgia. Mais, avant eux, le Medef avait posé menacé de ne pas s’asseoir à la table des négociations s’il n’obtenait pas gain de cause dans la bataille El Khomri.

Et après ? Les uns dictent les textes. Les autres demandent leur retrait. Et finalement, l’État accepte un grand n’importe quoi qui ne correspond à rien, ne va à personne et surtout ne sert à rien ? Sous le précédent quinquennat, c’était un jour, une idée. Sans forcément de concrétisation. Aujourd’hui, c’est une idée et son contraire.

Alors à quand une tête pensante qui ne cherche ni à passer en force, ni à renoncer à ce qu’il est nécessaire de faire ? À quand un exécutif qui s’affranchit des pressions tout en instaurant un dialogue préalable avec son peuple ? À quand le retour de la démocratie ?

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