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Salah Abdeslam arrêté : et maintenant ?

Après 4 mois de cavale, l'un des terroristes du 13 novembre a enfin été appréhendé en Belgique. Hélas, rien n'est fini pour autant.

Le traumatisme des attentats qui ont frappé Paris est encore vif. Si présent que l'annonce de l'interpellation de l'ennemi public numéro 1 a suscité une vague de sentiments différents. De l'incrédulité. De la joie. Puis le questionnement. Il serait faux de dire que l'arrestation d'un des personnages centraux des attaques parisiennes, que beaucoup imaginaient évaporé en Syrie, n'a pas étanché ne serait-ce qu'un peu la soif générale de justice.

Mais après ce "on l'a eu" victorieux franco-belge qui rappelle si bien le "we got him" de Ben Laden, que peut-on réellement attendre ? La menace qui pèse sur nous n'est pas moins élevée, Manuel Valls l'a encore dit mais nous n'avions pas vraiment besoin du Premier ministre pour nous en douter.

Un homme neutralisé équivaut à combien de soutiens discrets mais réels, à combien d'individus prêts à passer à l'acte ou fomentant dans leur coin des projets sur le territoire ? Malgré l'horreur des tragédies de janvier et de novembre, les départs djihadistes en Irak et en Syrie ne se sont pas arrêtés, les idées de Daech ou d'Aqmi séduisent toujours et encore.

La guerre est loin d'être terminée. Il n'y a pas d'accalmie quand l'on parle de lutte contre le terrorisme. Il ne doit pas non plus y avoir de récupération improductive, ce serait indécent.

Espérons surtout que la capture de Salah Abdeslam permette au moins aux familles de victimes, aux rescapés, d'avoir certaines réponses. Et un procès nécessaire, même si avec l'avocat que s'est choisi le suspect, la bataille judiciaire s'annonce plus que difficile.

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