Le 10 février, Abelaziz Bouteflika a annoncé dans une "lettre à la Nation" qu’il allait briguer un 5e mandat. Une possibilité que refusent les Algériens qui sont descendus dans la rue pour protester. Une contestation inédite depuis des années. La raison ? L’âge du chef de l’État (81 ans) et surtout ses problèmes de santé.
Au pouvoir depuis 1999, Abelaziz Bouteflika souffre des séquelles d'un accident vasculaire cérébral (AVC) arrivé en 2013. Depuis cette date, il est cloué dans un fauteuil roulant et n’apparaît plus que rarement en public. La dernière fois, c’était en novembre 2018. De quoi s’interroger sur les capacités du Chef de l’État à diriger le pays et se demander qui tire réellement les ficelles.
La présidentielle du 18 avril, présentée comme jouée d’avance, ne laisse guère d’espoir de changement aux Algériens qui ont donc bravé leur peur et investi la rue. Certains y voient déjà un nouveau printemps arabe. Et la France suit de près l’évolution du pays.
En attendant, on fait le point sur la mobilisation et les revendications en sept questions clefs.
