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International

L'essentiel de l’actualité internationale du 14 au 20 février 2015

Le Danemark frappé par des attentats. De nouvelles exécutions revendiquées par l'EI. Boko Haram qui menace la future présidentielle au Nigeria. Un regain de violence dans l'est de l'Ukraine malgré le cessez-le-feu et la Grèce qui refuse l'ultimatum de l'UE. Voilà l'essentiel de l'actualité internationale de la semaine.

Après la France, le Danemark a été frappé par le terrorisme le week-end dernier. Samedi, deux fusillades ont fait deux morts à Copenhague, dans l'attaque d'un centre culturel et une synagogue. Le suspect, un jeune danois de 22 ans Omar Abdel Hamid El-Hussein, a été abattu par les forces de l'ordre près de la gare de la capitale.

L'individu était déjà connu des services de police et de renseignement, notamment pour des actes de violence et pour détention d'armes. Il venait d'ailleurs de sortir de prison, après une condamnation pour une agression au couteau fin 2013. Selon les enquêteurs, il aurait pu vouloir imiter la tuerie de Charlie Hebdo.

Nouvelle horreur : l'EI a affirmé avoir décapité 21 chrétiens coptes, capturés en janvier en Libye, dans une nouvelle vidéo dimanche. Les djihadistes y déclaraient avoir exécuté "des gens de la Croix fidèles à l'Eglise égyptienne ennemie". Le Caire, qui a décrété un deuil de sept jours, a bombardé lundi en représailles plusieurs positions de Daech en Libye, "des lieux de rassemblement ou des dépôts d'armes" selon les autorités. Le Qatar a décidé de rappeler son ambassadeur au Caire, après que le délégué égyptien de la Ligue Arabe ait accusé le pays de soutenir le terrorisme.

La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute de Khadafi en 2011. Autre conséquence : un afflux record d'immigrés clandestins vers l'Italie. Selon les services de secours, plus de 2100 d'entre eux ont été secourus dimanche à bord d'une douzaine d'embarcations, au large de l'île de Lampedusa, proche des côtes libyennes. Vendredi déjà, 600 personnes avaient été récupérées par les secours. L'Italie a aussi décidé de fermer provisoirement son ambassade à Tripoli. Le président du Conseil Matteo Renzi a accusé l'Union européenne et la communauté internationale de "dormir" alors que la menace grandit chaque jour.

Mercredi, la Libye a demandé à l'ONU de lever l'embargo sur les armes imposé au pays, pour mieux lutter contre les djihadistes. Le ministre libyen des Affaires étrangères a déclaré ne pas vouloir une "intervention internationale" mais avoir "la même attention que l'Irak ou la Syrie". Plusieurs membres du Conseil de sécurité sont réticents à la levée de l'embargo.

Des pourparlers de paix pour l'Afghanistan ? Des talibans devraient rencontrer prochainement au Qatar des représentants américains, pour tenter de relancer un dialogue.

En Turquie, où des djihadistes de l'EI entrés sur le territoire prévoiraient des attaques à Istanbul et Ankara selon les services de renseignements, des opposants syriens seront bientôt formés et équipés. Un accord a été trouvé entre le pays et les Etats-Unis, annoncé mardi. Cette collaboration devrait commencer en mars prochain.

La situation est toujours aussi tendue au Yémen, où les Houthis mènent un coup de force armé, arrêtant le président Abd Rabbo Mansour Hadi et ayant dissous le Parlement. Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé à ce que les miliciens déposent les armes, participent aux négociations et laissent le pouvoir. L'organisation de la coopération islamique, qui réunit 57 membres, a également dénoncé le coup d'état. Des appels rejetés par les Houthis.

Au Nigeria, l'élection présidentielle du 28 mars est menacée par Boko Haram. Le leader du groupe islamiste a assuré que le scrutin "n'aura pas lieu", dans un message vidéo diffusé mardi. Le même jour, plusieurs attentats ont fait une quarantaine de victimes dans différentes régions du pays.
Des violents combats ont également éclaté dans le nord-est, non loin de la frontière avec le Cameroun, entre Boko Haram et l'armée tchadienne qui a tué 117 islamistes.

Avec cinq mois de retard, les écoliers du Liberia ont fait leur rentrée ce lundi. Les établissements étaient fermés à cause de l'épidémie d'Ebola, comme ceux de Guinée et de Sierra Leone qui ont également rouverts depuis plusieurs semaines. Le virus n'a pas complètement disparu mais le nombre de cas a baissé, ce qui a poussé les autorités à prendre cette décision. Des mesures d'hygiène sont prises pour les élèves.

Si le cessez-le-feu conclu en Ukraine a été globalement respecté dans l'Est, cela n'a pas été le cas en revanche dans la localité stratégique de Debaltseve, où les militaires ukrainiens ont affronté des groupes rebelles entrés dans la ville, revendiquant son contrôle jeudi. La veille, l'armée ukrainienne avait décidé de commencer à évacuer une partie de ses troupes, encerclées. Mardi, le président russe Vladimir Poutine avait demandé que les soldats rendent leurs armes. Au moins 13 militaires ukrainiens auraient été tués, 157 blessés, et plus de 90 faits prisonniers.

Alors que Kiev a demandé l'aide des occidentaux pour qu'une réponse sévère soit infligée à Moscou, l'UE et le Conseil de Sécurité de l'ONU ont appelé au respect des accords de Minsk et à la fin "immédiate des hostilités". Des experts de l'OSCE n'ont pas pu entrer à Debaltseve, l'accès leur ayant été refusé par les séparatistes.

L'ultimatum de l'Union Européenne ? Très peu pour la Grèce qui a annoncé le vote de lois sociales, des mesures interdites qui conditionnent le programme d'aide au pays, devant prendre fin le 28 février. Lundi, une réunion entre ministres des Finances de la zone euro n'avait pas débouché sur un accord, les grecs ne comptant pas suivre les exigences de Bruxelles. L'Eurogroupe a alors donné jusqu'à ce vendredi au gouvernement d'Alexis Tsipras pour revoir sa position. "Pas de conditions et d'ultimatums", a-t-il déclaré en réponse, souhaitant un autre texte d'accompagnement. Une demande d'extension du financement pour six mois a d'ailleurs été déposée jeudi, pas du programme lui-même.

Mercredi, le Parlement de la Grèce a aussi élu un nouveau président : Prokopis Pavlopoulos, ancien ministre conservateur de 64 ans et candidat du gouvernement.

Suite aux révélations dans la presse mondiale d'une vaste fraude fiscale organisée par la HSBC en Suisse, une enquête pénale pour blanchiment aggravé a été ouverte par les autorités helvètes. Une perquisition a également été menée dans les locaux de la banque à Genève, mercredi.

De nombreux gourmands lui disent merci : Michele Ferrero, le père du Nutella, est mort samedi à Monaco, des suites d'une longue malade. Il avait 89 ans.

Au Canada, un projet de fusillade lors de la Saint-Valentin a été déjoué selon la police, qui avait reçu des informations sur "une menace sérieuse". Trois jeunes ont été arrêtés vendredi à Halifax, en Nouvelle-Ecosse, dont deux qui auraient prévu de faire une tuerie avant de se suicider. Une jeune américaine de 23 ans, un jeune homme de 20 ans et un mineur de 17 ans ont été interpellés. Un quatrième suspect, âgé de 19 ans, a été retrouvé mort à son domicile. Selon les enquêteurs, le projet meurtrier n'avait pas de lien avec le terrorisme.

Aux Etats-Unis, le plan de régularisation de millions de sans-papiers a été suspendu par un juge fédéral du Texas. Il avait été décidé en novembre par Barack Obama. Le président a annoncé qu'il ferait appel.

La condamnation de David Hicks a été annulée par la cour d'appel des tribunaux militaires de Guantanamo, mercredi. L'australien avait été condamné en 2007 à sept ans de prison pour "soutien matériel à une organisation terroriste", Al Qaïda. Il avait ensuite été rapatrié en Australie, après avoir purgé seulement quelques mois de détention suite à un accord. David Hicks avait été interpellé en 2001 en Afghanistan, après s'être entraîné dans un camp d'Al-Qaïda et avoir rencontré Oussama ben Laden. Il a passé près de cinq ans à Guantanamo.

Drame en Haïti : au moins 15 personnes sont mortes pendant le carnaval à Port-au-Prince, dans la nuit de lundi à mardi. La moitié des victimes ont été électrocutées quand un char a heurté un câble électrique, les autres dans la bousculade qui a suivi. Une marche hommage a été organisée, en présence du président Martelly, et un deuil national de trois jours décrété.

En Argentine, des centaines de milliers de personnes ont manifesté mercredi à l'appel de l'opposition et de magistrats, un mois après la mort du procureur Alberto Nisman. Ce dernier accusait la présidente Cristina Kirchner d'entrave dans l'enquête concernant un attentat juif commis en 1994, qui avait fait 85 morts dans les locaux d'une mutuelle communautaire à Buenos Aires.

A Hong Kong, une peine de 8 ans de prison a été infligée au capitaine d'un ferry dont la collision avec un bateau de plaisance avait fait 39 morts, en octobre 2012 lors du feu d'artifice de la fête nationale chinoise. L'accusé a été reconnu coupable d'homicides involontaires.

Lundi, la Corée du Nord a célébré l'anniversaire de la naissance de son ex dirigeant Kim Jong-Il, lundi. Des célébrations dans la démesure avec des feux d'artifice, un serment d'allégeance à son fils Kim Jong-Un par des milliers de militaires et de membres du parti unique. Le même jour, l'organisation Human Rights Watch a dénoncé le régime nord-coréen comme l'un "de plus cruels et répressifs".

Et enfin bonne année ! Le Nouvel an chinois, célébré dans la nuit de mercredi à jeudi, a fait entrer l'Asie dans l'année de la Chèvre. De nombreuses célébrations se sont déroulées pour cette fête très importante. Selon les astrologues, l'année de la Chèvre devrait être plus calme que 2014.

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