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Lancé en janvier dernier, la grande consultation en réponse au mouvement des gilets jaunes se termine. Et il est difficile de ne pas être sceptique et prudent.

 

Cela fait déjà deux mois que pour sortir de la crise, Emmanuel Macron a brandi la carte du dialogue. Un grand débat national, pour que chacun puisse faire entendre ses doléances, ses propositions, à l'oral comme à l'écrit. Des milliers de réunions ont eu lieu à travers la France, l'exécutif lui-même s'est déplacé dans plusieurs régions pour des grand-messes largement médiatisées.

Mais alors que cette phase consultative se termine, le flou entretenu a de quoi laisser perplexe. Combien de temps faudra-t-il pour analyser tout ce qui a été dit, qui fera le choix entre les bonnes idées et celles réalisables ? Qui d'ailleurs jugera de leur pertinence ? Et combien de temps faudra-t-il attendre pour des mesures concrètes ?

Il serait faux de dire qu'il n'y a pas d'attente. Mais peut-être pas de l'impatience, après des mois de contestation populaire. De la curiosité ? L'exécutif, qui a pu voir dans ce grand débat un moyen de reprendre la main et de relancer le quinquennat à l'approche des élections européennes, se sait attendu au tournant. Même si, dans le fond, peu seront surpris que la montagne accouche d'une souris. Ce qui serait un rendez-vous manqué car certaines propositions qui peuvent sortir de-ci de-là pourraient bien faire avancer les choses.

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