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En réponse au mouvement de protestation, l’exécutif a souhaité la tenue d’une concertation nationale jusqu’à fin mars.

Il paraît que désormais, il faut s’asseoir et discuter. Mais on peut déjà douter du résultat de l’exercice quand on voit les dizaines de milliers de personnes qui sont à nouveau descendues dans la rue ce week-end dans toute la France.

Le dialogue pour apaiser les tensions ou en raviver de nouvelles ? Certains élus locaux ont déjà largement fait leur part en ouvrant des «cahiers de doléances» qui se sont rapidement remplis, montrant ainsi la multitude de revendications qui ne vont que se confirmer, voire même certainement s’amplifier.

Mais comment dans tout ce flot de demandes, de critiques et de propositions va-t-il être possible de trouver le fil conducteur, la ligne qui va permettre de mener à des réformes souhaitables, à des changements justes ?

Le pouvoir d’achat bien évidemment. La lutte contre le chômage. La fiscalité. La représentativité. La justice sociale. La démocratie. Dans ce grand débat, certaines thématiques vont être nécessairement abordées. Parce que le ras-le-bol sincère qui s’exprime doit être entendu et mener à des échanges constructifs.

Mais il ne s’agirait pas que certains prennent la main sur un mouvement dont ils se nourrissent sans y participer. Que certaines revendications -comme le mariage pour tous, le droit à l’avortement ou la peine de mort- viennent sur le devant de la scène alors qu’elles semblent bien loin des principales préoccupations des vrais gilets jaunes? Comment ne pas craindre que cela vienne pourrir[...]

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