Depuis quelques jours, entre les déclarations publiques et écrites, les esprits s’échauffent et la fracture est bien visible. L’image donnée n’est pas très reluisante.

C’est à ne plus rien y comprendre. La solidarité féminine n’existerait donc pas. On nous aurait menti ? A nous, la génération biberonnée aux souhaits d’indépendance et par la volonté d’une gente féminine debout et unie pour défendre ses droits et ses libertés ?

Il y a d’abord eu l’affaire Harvey Weinstein, puis cette vague #BalanceTonPorc, #MeToo et tous ces témoignages qui nous ont écœurés, terrifiés. Toutes ces femmes qui ont suscité notre admiration parce qu’elles ont osé braver le silence et qui nous ont aussi fait prendre conscience du fardeau supporté par toutes celles qui n’arrivent pas à parler.

Puis il y a eu ces voix, peu entendues dans le flot unanime au départ, qui ont fini par se retrouver dans cette tribune pour la "liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle". "Un genou touché", "tenter de voler un baiser" et "envoyer des messages à connotation sexuelle" n'est donc rien à en croire ce collectif, autant que subir les assauts d'un frotteur dans le métro. Et là, ça a été difficile à comprendre. Difficile de se dire que certaines femmes pouvaient minimiser à ce point des souffrances en excusant des comportements pervers et déplacés, en balayant d’un revers de main ces accusations et ces revendications de pouvoir quand on le veut dire stop, non.

Et en parcourant les réseaux sociaux, il y a eu de quoi être horrifié par certains messages. "Moi j’ai été harcelée sexuellement au[...]

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