Dans le rétro

L’essentiel de l’actualité en France du 11 au 17 février 2017

par le - Mis à jour le
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C’est le rattrapage de l’actualité en France. Le maintien de François Fillon. La transparence de Benoît Hamon. Les propos polémiques de Macron sur la colonisation et la Manif pour tous. Marine Le Pen et l’emploi fictif de son garde du corps. Les adieux de Bernard Cazeneuve à l'Assemblée nationale. Plusieurs attentats déjoués. Le retour de Polanski aux États-Unis pour clore l'affaire de viol. Ou encore la fin du Grand journal… Voilà ce qu’il fallait retenir cette semaine.

L’essentiel de l’actualité en France du 11 au 17 février 2017 | Crédit photo Flickr/CC/Clem

Flickr/CC/Clem

1/ François Fillon toujours candidat, même en cas de mise en examen. Hier, le parquet national financier a assuré qu’il n'y aura pas de classement sans suite dans l'affaire Fillon. Si l'enquête autour des emplois présumés fictifs de Penelope Fillon va donc se poursuivre, François Fillon, lui, est décidé à aller jusqu’au bout. D’après RTL, le candidat déclarerait en privé : "Même si je suis mis en examen, rien ne m'arrêtera".

2/ François Fillon appelle Nicolas Sarkozy à la rescousse. Alors que le Penelope Gate continue, François Fillon a déjeuné, cette semaine, à sa demande, avec Nicolas Sarkozy afin de calmer la fronde dans le camp des Républicains. Une rencontre qui s'est "très bien déroulée, dans une ambiance chaleureuse". Selon certains élus, Nicolas Sarkozy en aurait profité pour placer François Baroin à Matignon en cas de victoire de François Fillon. Hasard (ou pas), le sénateur-maire LR de Troyes a rencontré Nicolas Sarkozy le même jour. Dans la foulée, François Fillon a tenté de reprendre à son compte une proposition-choc de l'ex-président : l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans.

3/ Benoît Hamon joue la carte de la transparence. Anticipant l’obligation légale de publier sa déclaration, le candidat socialiste à l’élection présidentielle a dévoilé spontanément sa déclaration de situation patrimoniale. Benoît Hamon possède en son nom un appartement acheté en 2006 pour 112.000 euros, et pour lequel il a emprunté 100.000 euros. Il a également acquis un appartement de 108 m² en 2016 d’une valeur de 700.000 euros, dont il possède 46,14 %, et pour lequel il a souscrit un prêt de 580.348 euros. En 2016, Benoît Hamon a perçu 93.600 euros d’indemnités d’élu. Il a aussi 61.067 euros versés sur un fonds de retraite volontaire à Bruxelles, lié à ses fonctions de député européen (2004–2009). Enfin, Benoît Hamon possède encore une Opel Corsa achetée en 2006.
En revanche, concernant sa vie privée, le candidat est toujours opposé à la médiatisation de sa femme et de ses filles.

4/ Benoît Hamon présente dix mesures pour moraliser la vie politique. Dans la foulée de la publication de sa déclaration de patrimoine, le candidat a présenté dix mesures, au premier rang desquelles la publication de "l’identité des personnes dont les dons ou le total des dons est supérieur à 2.500 euros, avec leur accord préalable". Il entend également interdire pour un parlementaire de recruter un membre de sa famille en tant que collaborateur parlementaire.

5/ 90 % des militants EELV favorables à une alliance Jadot-Hamon-Mélenchon. Hier, les électeurs de la primaire écologiste ont approuvé à une écrasante majorité (89,70 %) le souhait de Yannick Jadot d'"ouvrir un dialogue" avec le socialiste Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, en vue notamment de présenter une candidature unique à l'élection présidentielle.

6/ La colonisation, un "crime contre l’humanité", selon Macron. En voyage en Algérie en début de semaine, dans une interview à la chaîne algérienne Echorouk News, l’ancien ministre a qualifié la colonisation de "crime", de "crime contre l’humanité" et de "vraie barbarie". Des propos qui ont provoqué un tollé à droite et au Front national. François Fillon a jugé qu’ils étaient "indignes d’un candidat à la présidence de la République". Même son de cloche chez Jean-Pierre Raffarin qui a estimé que ce n’était "pas digne d’un chef d’Etat d’aller agiter des cicatrices qui sont encore très douloureuses". De son côté, David Rachline a estimé qu’Emmanuel Macron "dénigrait la France à l’étranger".

7/ Emmanuel Macron défend la Manif pour tous. Dans une interview accordée à L'Obs, le candidat du mouvement En Marche a expliqué qu’il admirait "l'entrepreneur culturel" Philippe de Villiers, qu’il parlait avec le polémiste Éric Zemmour et surtout que François Hollande et son ancien gouvernement avaient commis une "erreur fondamentale" en ce qui concerne le mariage pour tous, estimant qu’une "partie du pays" avait été "ignorée" et "humiliée".

8/ Marine Le Pen en tête du premier tour de la présidentielle. Selon un sondage Ipsos Sopra Steria diffusé hier, Marine Le Pen obtiendrait 26 % des voix devant Emmanuel Macron (23 %). François Fillon, lui, est en forte baisse avec 18,5 % d'intentions de vote, soit un repli de 6,5 points en un mois.

9/ Marine Le Pen ne reconnaît pas avoir salarié fictivement un assistant parlementaire. La candidate FN à la présidentielle aurait fini par avouer qu'elle avait bien employé fictivement son garde du corps, Thierry Légier, comme assistant parlementaire. Elle aurait également produit un faux contrat de travail au nom de Catherine Griset, amie et collaboratrice de longue date. Des allégatons que Marine Le Pen a réfutées, affirmant qu'elle n'avait jamais avouer quoi que ce soit.

10/ Bernard Cazeneuve fait ses adieux à l'Assemblée nationale. Lors de sa dernière séance des questions au gouvernement, et alors qu’il ne se représente pas aux législatives en juin prochain, le Premier ministre a tenu à saluer l’ensemble des députés "de tous les bancs pour la qualité du travail qui a été accompli" et exprimer sa "grande fierté" d’y avoir contribuer. Des propos très applaudis. Bernard Cazeneuve avait déjà fait ses adieux au Sénat mardi.

11/ Le CETA approuvé par le Parlement européen. Anti-démocratique, trop favorable aux multinationales, dangereux pour l'environnement… En dépit de nombreuses protestations, le Parlement européen s'est prononcé en faveur du controversé accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada. Le texte supprimera 99 % des droits de douane. Il devrait être en grande partie appliqué de manière provisoire, a priori au printemps, le temps qu'il soit ratifié par les Parlements de l'UE, ce qui prendra des années. Côté canadien, le texte a été déposé mercredi au Sénat pour accord final.

12/ Flambée de violences autour de l’affaire Théo. Le week-end dernier, trente-sept personnes ont été interpellées en Seine-Saint-Denis, après une manifestation à Bobigny en soutien au jeune Théo. Près de 2.000 personnes s’étaient rassemblées devant le tribunal de la ville. Mercredi dernier, d’autres rassemblements ont eu lieu à Paris, Rouen ou Lille. Hier, à Bobigny, une manifestation contre les violences policières s'est transformée en échauffourées entre les jeunes et la police. Quatre personnes ont été interpellées.

13/ Ils prévoyaient de faire "sauter la tour Eiffel". Quatre personnes ont été interpellées dans l'Hérault, en fin de semaine dernière. Elles sont suspectées d’avoir voulu organiser un attentat terroriste sur le sol français. L’une d’elles a été relâchée. Les trois autres ont été déférées dans les locaux de l'antiterrorisme. Le suspect le plus âgé aurait notamment cherché à se procurer des armes et projetait de faire un carnage à Sète dès 2016. C'est la réalisation d'une vidéo d'allégeance à Daech par la suspecte la plus jeune et l'achat de produits pour la fabrication de TATP (un explosif artisanal très puissant) qui auraient entraîné l'intervention des policiers du Raid. La jeune femme et son compagnon, qui projetaient visiblement de faire "sauter la tour Eiffel", ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle" et "fabrication et détention d'explosifs en bande organisée".

14/ Le "testament" de Rachid Kassim. Le djihadiste français a enregistré un message audio en forme de testament qui a été diffusé mercredi soir par plusieurs chaînes djihadistes de la messagerie Telegram. Un enregistrement qui accrédite la thèse de la mort du terroriste, vraisemblablement tué la semaine dernière dans un bombardement de la coalition contre l’Etat islamique en Irak.

15/ Cédric Herrou condamnée à une amende avec sursis. Le procureur avait requis huit mois de prison avec sursis contre l'agriculteur accusé d’aide aux migrants. Il a écopé d’une amende de 3.000 euros avec sursis pour avoir transporté des personnes en situation irrégulière depuis l’Italie vers la France. Par ailleurs, le tribunal l’avait relaxé pour d’autres faits concernant l’occupation illégale d’une ancienne colonie de vacances désaffectée de la SNCF où une soixantaine d’Erythréens avaient été accueillis en octobre 2016. Quoi qu’il en soit, le parquet de Nice a fait appel de la condamnation de Cédric Herrou.

16/ Polanski veut retourner aux États-Unis pour clore l'affaire de viol. Le réalisateur franco-polonais de 83 ans, qui a dû renoncer à présider la 42e cérémonie des César sous la pression d'associations féministes, veut retourner aux Etats-Unis pour mettre fin à l'affaire de viol d'une mineure qui le poursuit depuis 40 ans, à condition d'avoir la garantie qu'il ne sera pas incarcéré. Roman Polanski veut faire appliquer un accord amiable mentionné dans un document sous scellé, selon lequel le procureur de l'époque aurait accepté qu'il ne serve que 48 jours derrière les barreaux pour le viol de Samantha Gailey, 13 ans à l'époque. Après avoir purgé 42 jours le juge en charge de l'affaire était ensuite revenu sur l'accord, déclarant que le cinéaste devrait passer jusqu'à 50 années derrière les barreaux, ce qui avait déclenché sa fuite en Europe en 1978.

17/ La SNCF va payer pour les TGV de Belfort. Rebondissement dans le dossier Alstom. Alors que l’Etat avait annoncé l'achat de 15 rames TGV pour sauver les salariés du site, c’est finalement la SNCF qui va payer la facture, soit 415 millions d'euros. En échange, l'État va faire un geste : alléger une taxe sur les trains régionaux. La SNCF économisera 420 millions d'euros sur cinq ans.

18/ La fin du Grand journal. Faute d’audience (116.000 téléspectateurs au début du mois, soit 0,6 % de part d’audience), l’émission va être arrêtée. Selon Puremédias, la dernière émission sera tournée le 3 mars prochain, et les deux semaines suivantes verront la diffusion d’un best-of, avant l’arrêt définitif le 17 mars.

Et sinon, on retiendra dans le reste de l’actualité
Le porte-parole de François Fillon, Thierry Solère, a annoncé son intention de porter plainte pour diffamation, après les révélations du Canard enchaîné. Selon l'hebdomadaire, le député LR a "omis de régler une partie de ses impôts" entre 2010 et 2013.

Un étudiant interpellé à Wattignies près de Lille, mardi, a admis, en garde à vue, avoir voulu commettre en attentat. Il aurait voulu tuer "des policiers, des militaires et même des civils" en se faisant "faire exploser".

Le délit d'entrave numérique à l'IVG a été définitivement adopté au Parlement. Les députés LR ont dénoncé une "atteinte à la liberté d'expression" et vont déposer un recours devant le Conseil constitutionnel.

Mercredi, syndicats et patronat ont décidé de reprendre les négociations sur l'assurance chômage, au siège du Medef à Paris. Quatre séances de discussion sont prévues d'ici fin mars.

Quatre snowboardeurs, trois vacanciers et leur moniteur, ont été tués dans une avalanche à Tignes alors qu’ils étaient à pied, dans une zone hors-piste proche des remontées.

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